Présentation de mes Fans Fics...

Tout d'abord, je tiens à dire qu'il est totalement interdit de prendre, de copier une partie ou mot de cette fiction. J'en suis l'auteur et n'accepterais en aucun cas, qu'un de mes écrits soit plaggié. Merci de votre compréhension.



SOMMAIRE


• Page 1 à 2 • => Les blessures de l'âme.

A venir => Destin croisé [fic terminé]
=======> Destin inattendu [fic en cours]
=======> Jusqu'à la mort [fic en cours]




Présentation de la première fiction MiSa

Le titre : Les blessures de l'âme.

Votre nom : Angie

Genre : romance, dramatique...

Disclaner : Tous les personnages appartiennent à Paul Scheuring, à la Fox, etc., sauf ceux que j'aurais créés. Je ne détiens aucun droit sur cette série et je n'en tire aucun profit à part peut-être mon plaisir personnel.

Contenu : Michael Scofield and Sara Tancredi

Spoiler : non mais certaines scènes sont interdites au moins de 16 ans !

Résumé : Michael sort de prison. Enfin libre, il retrouve la lueur du jour, qu'il n'avait pas vu depuis ces cinq dernières années...

Vos notes : Bonne lecture à tous ceux qui n'ont pas encore lu, ou qui veulent relire lol ! Cette fic est ma première que j'ai écris, il y a déjà quelques temps. Alors, si vous aimez, lachez vos coms, ils sont tous rendus....

# Posté le jeudi 22 novembre 2007 05:14

Modifié le mardi 04 décembre 2007 06:53

Chapitre 1 et 2....

Chapitre 1 et 2....
Prologue : Michael sort de prison. Enfin libre, il retrouve la lueur du jour, qu'il n'avait pas vu depuis ces cinq dernières années...

-CHAPITRE 1-


- Tiens, voilà tes affaires, Scofield, lui dit le gardien en lui donnant un sac minuscule en plastique.

Michael le prit et partit en direction de la sortie, accompagné de deux gardes armés. Il poussa un soupir de soulagement dés qu'il fût dehors et regarda autours de lui, espérant qu'au moins, son frère sera là. Mais il ne vit personne et s'installa sur le banc, mis à la disposition du public devant les énormes grilles qui venaient de se refermer derrière lui. Il repensa alors à cette vie brisée, depuis l'incarcération de son frère à Fox River. Mais il était au moins heureux qu'il ait réussi à le sauver d'une mort proche malgré qu'il ait payé bien plus qu'il ne devait.

- Cinq ans, murmura-t-il, avec une souffrance profonde au fond des yeux.
Le plus pénible pour Michael était l'absence de Sara, surtout après ce qu'il s'était passé entre eux, juste avant son arrestation. Seul, assis sur ce banc devant la prison, d'où il venait, il sourit et repensa à ces quelques instants de bonheur...



Michael et Lincoln avaient réussi à se débarrasser de Mahonne et quand ils étaient sur le bateau, près à lever l'ancre vers une île paisible et l'argent, elle était apparut, au loin.
- Mon dieu...dit Michael, lâchant la corde qu'il avait dans les mains.
Lincoln releva immédiatement la tête et vit son frère immobile, les membres tremblant légèrement.
- Linc ? appela Michael, les yeux remplit d'émotions.
Son frère regarda dans la direction que Michael ne quittait plus des yeux et comprit qu'il s'agissait de Sara.
- Qu'est-ce que tu attends mon pote ? fit Linc en souriant.

Michael sourit à son tour et sauta rapidement sur le ponton et alla la retrouver à grandes enjambées.
Ils se jetèrent dans les bras et restèrent un moment sans parler. Leurs corps se retrouvaient et la chaleur qui émanait des mains de Sara fit tressaillir Michael. Soudain, le jeune homme se recula doucement et prit le visage de Sara dans ses mains avec une infinie tendresse.

- Sara..., dit-il d'une voix douce avant de lui donner un baiser timide qui, s'est plus approfondit mais au moment ou il la serra un peu plus fort dans ses bras, ils entendirent Lincoln hélait au loin.
- Michael ! Il faut partir frèrot !!!
Michael se retourna vers Sara avec une expression in explicite sur le visage. Elle comprit très vite de quoi il avait peur. elle lui prit la main et lui dit d'une voix douce:
- Tu comptes passé le restant de ta vie sur un ponton avec moi ou tu préfères fuir au couché du soleil ?
Soulagé, Michael éclata de rire et la prie dans ses bras.
- Dépêchons-nous gueule d'ange, ton frère nous attend...




- Monsieur Scofield ?
Michael releva la tête vers l'homme qui venait de se tenir devant lui. Un homme en costume noir et d'une cinquantaine d'années se rapprocha un peu plus de lui et lui tendit une carte.
- Je m'appelle Nathan Greast, je suis du FBI, lui annonça l'homme en lui mettant son insigne sous le nez.
Surpris, le jeune homme se dit aussitôt que tout n'était pas fini et qu'il ne serait jamais libre malgré la peine qu'il a fait. Il continuera toujours à se retrouver dans l'enfer et verra toujours les démons de son passé.
- Venez, je vous emmène.

Michael le regarda avec des yeux furieux qui assombrirent aussitôt la couleur de ses pupilles.
- Je n'irai nul part Agent Greast...
- Ne vous en faites pas Michael, le coupa-t-il aussitôt. Je ne suis pas votre ennemi, c'est votre frère qui m'envoie...
- Lincoln ? répéta Michael d'un air hébété.
- Oui, il travaille pour nos bureaux de Chicago et m'a chargé de venir vous chercher au Panama.

Nathan vit le visage de Michael blêmir et titubant, le jeune homme se retena au dossier du banc.
- Ca ne va pas ? demanda Nathan en lui attrapant le bras afin de l'aider à rester sur ses jambes.

Michael se surprit lui-même d'avoir eu cet instant de faiblesse devant cet agent du FBI. Il respira profondément et se redressa pour se donner une contenance, mais un mal de crâne affreux le faisait souffrir.
- Oui ça va aller, informa Michael, dégageant le bras de Nathan.
- Dans ce cas, allons-y.
Au même instant, un véhicule noir arriva à leur hauteur et s'arrêta.
- Allez Michael, montez, lui dit Nathan en aidant le jeune homme à s'installer dans la voiture...


CHICAGO

Lincoln regarda par la fenêtre de son bureau. Pensif, il lui tardait de revoir son frère après cette si longue absence qui le pesait. Oh, il avait tenté à maintes reprises de lui rendre visite mais les services Pénitentiaires d'où son frère se trouvait avait des lois et des règles incontournables. Toujours à réfléchir quant à la réaction de Michael quand il apprendra la vérité. Lincoln ferma les yeux et pria quand soudain des coups frappaient à la porte, il se retourna vivement, pensant qu'ils étaient arrivés de Panama, mais une jeune femme entra dans le bureau et regarda lincoln avec tendresse.

- Écoute, chéri, ne t'en fait pas, ton frère comprendra... tu la protégeais de cet homme, ce que ton père t'avais demandé, dit-elle en se rapprochant de lui.
- Mais comment veux-tu qu'il comprenne Jane ? je l'ai trahit...j'ai trahit mon propre frère...
- Non, tu ne l'as pas trahit Lincoln!!! Tu as fait ce que Michael aurait fait à ta place. Ils allaient tous nous tuer, ton fils, Michael et moi, si tu n'avais pas accepté la proposition de Mahonne au Panama, Michael serait déjà mort...
Lincoln se laissa tomber dans son fauteuil de cuir noir et prit sa tête entre ses mains et se maudissait de l'intérieur. Repensant aux dernières paroles de Mahonne, il ferma à nouveau les yeux.

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Écoutez Lincoln, il faut que vous vous sépariez de Michael, sinon, il mourra. Kim veut vous abattre mais si Michael reste avec vous, c'est vous qui signeriez son arrêt de mort, car quand il l'auront capturé, ils s'en serviront et le liquiderons, et il ne faut surtout pas que cela se produise. Et connaissant votre frère, je ne vois pas d'autre solution que de le mettre dans une prison haute sécurité.
>

Mahonne avait raison bien sur, Linc en était conscient. Il ne fallait surtout pas qu'ils mettent la main sur son frère et ceux pour le bien de milliers de personnes...

- Lincoln ?
La voix de son épouse le fit revenir à la réalité et la fixa un long moment avant d'ajouter :
- Très bien mon amour, je ne lui dirai rien pour l'instant, mais il se posera des questions et je ne suis pas certain que j'arriverai à lui mentir encore une fois.
- Dis-lui simplement que tu as repris les affaires de ton père et qu'il faut que tu retrouves Pakman et Kim ainsi que leurs hommes de confiance, suggéra Jane afin de soulager Lincoln.
Le jeune homme hocha la tête en signe d'acquiescement et dit d'une voix faible et emplit d'émotions :

- Oui, j'espère qu'il me pardonnera quand il sera que c'est moi le responsable de son enfermement depuis ces cinq dernières années, mais je doute qu'il me pardonne quand il sera pour Sara. Je suis tout aussi responsable de l'avoir privé de ce qu'il y a de plus important au monde pour un homme...





-CHAPITRE 2-



Michael et Nathan venaient de sortir de la voiture quand le malaise reprit le jeune homme.
- Attendez, je vais vous aider, dit Nathan, en le soutenant.
Il fit signe de la tête pour accepter son aide. Michael se sentait si mal, il se doutait tout de même sur les raisons de son état. Un séjour en prison pendant cinq longues années sans voir la lueur du jour, car il n'était pas autorisé à sortir pour les promenades et psychologiquement, il était détruit...
Il avait de plus en plus de mal à se tenir sur ses jambes et sa tête lui martelait des coups si fort qu'il pensait qu'elle allait exploser.
- On y est presque Michael, lui informa Nathan en le serrant un peu plus fort contre lui, remarquant qu'il pouvait s'effondrer d'un moment à l'autre.

Les deux hommes pénétrèrent dans un grand immeuble, mais Michael ferma les yeux et se laissa guidait par l'homme tellement la douleur était forte. Un instant plus tard, il comprit qu'il avait cessé de marcher et ouvrit lentement les paupières. Lincoln se tenait devant lui avec une expression qu'il n'avait jamais vue sur le visage de son frère. Il eut à peine la force de sourire avant de s'effondrer de tout son long sur le sol, malgré l'aide de Nathan qui essayait de le retenir.
- Michael ! cria Linc en s'agenouillant près de lui.
Lincoln regarda Nathan, étonné de voir son petit frère dans cet état.
- Il est épuisé Lincoln, lui dit-il avant d'ajouter : pas seulement physiquement.
Lincoln releva la tête de Michael et la posa délicatement sur ses genoux. Il ne reconnaissait plus Michael, il avait perdu plus d'une dizaine de kilos et n'avait plus la même expression tellement son visage était meurtrit de peine et de souffrance.
- Sa..Sara, chuchota Michael, toujours inconscient.

Lui caressant affectueusement sa tête afin de le faire réagir, Lincoln sentit les larmes lui brûlaient les yeux, et n'y tenant plus, il s'écroula sur le corps inerte de Michael et pleura...

* *
*

<
Lincoln avait prit les commandes tandis que Michael emmenait Sara dans la cabine. Il savait que son frère avait besoin de rester seul avec elle. Il voulait leur laisser au moins le privilège de leur laisser une nuit entière ensemble.
Michael avait regardé Sara comme si s'était la première fois, qu'il se retrouvait seul avec une femme. Elle lui souriait en le voyant d'un air hébété, et intimidé à la fois.
- Michael...murmura-t-elle avant de se jeter dans ses bras.
Le jeune homme lui prit le visage délicatement entre ses mains et la fixa avec tendresse.
- Que s'est-il passé, Sara, lui demanda-t-il.
- Je...je suis libre Michael...Grace à Paul Kellerman..., il est arrivé à mon procès, quand je pensais que tout était fini. Et il est venu témoigner...
- Oh, Sara, fit Michael, enfin soulagé.

C'est alors que la jeune femme tourna la tête et vit le soleil se couchait au loin, le paysage était magnifique et le ciel brillait de milles couleur qu'elle n'avait encore jamais vus. D'une voix fébrile, emplit d'émotion, elle ajouta :
- Je te l'avais dit...
- Quoi donc ? demanda Michael, surpris.
- Je te l'avais dit que je fuirai avec toi au couché du soleil...
Soudain, pour toute réponse, Michael s'était écarté de la jeune femme et avança lentement vers la porte. Sara eut un rictus d'étonnement sur le visage, qui se dissipa très vite, le voyant tourner la clé.

Elle éclata de rire devant l'air sérieux du jeune homme et ne put s'empêcher de se jeter enfin dans ses bras. Elle ne s'était pas attendue à la violence de leur passion. Toute la soirée, elle avait désiré cet instant. Tandis qu'ils s'étaient enfin retrouvés, elle ne vivait plus que pour le moment où ils seraient enfin dans les bras de l'un et de l'autre. Et à la façon dont Michael la tenait à présent, elle comprenait qu'il en avait été de même pour lui. Elle entrouvrit les lèvres, offrant sa bouche au baiser enivrant du jeune homme. Ses mains la parcouraient. Sans relever la tête, il défit l'élastique de sa queue de cheval et enroula ses mèches autours de ses doigts. Puis, il l'entraîna sur la minuscule couchette, près de lui.

Après une nuit dont Michael et Sara se souviendraient à jamais, Lincoln tambourinaient à la porte. Sara dormait toujours, blottit contre son épaule et se leva délicatement afin de ne pas la réveiller. Michael ouvrit la porte après avoir enfilé son pantalon et un tee-shirt. Il vit son frère d'un visage blême et il comprit... Une orme de policiers armés étaient à bord, près à faire feu sur lui.
- Non! hurla Sara qui s'était précipité près de Michael afin d'empêcher deux policiers lui mettre les menottes.

Michael regarda Sara tristement mais lui fit tout de même un sourire.
- Sara... ne m'attend pas, promets le moi ?, Fit-il d'une voix empreint d'émotions.
Il vit les larmes de Sara coulaient abondamment sur ses joues si délicates et elle ferma les yeux. Soulagé du moins, que Sara fera ce qu'il lui a demandé, il se tourna vers son frère et lui dit cette fois d'une voix triste et désespérée :
- Prends soin d'elle Lincoln.
Il hocha la tête en signe d'acquiescement et Michael comprit que son frère était désolé que cela se terminé ainsi. Le jeune homme se tourna de nouveau vers la femme qu'il avait aimée au plus profond de son âme, cette nuit là.
- Je t'aime Sara...

* *
*


Michael se réveilla brutalement à cet instant. Il avait encore fait ce rêve... Il essaya de se remémorer ce qu'il lui était arrivé depuis qu'il était sortit enfin de cette prison. Il regarda autour de lui, et vit qu'il se trouvait dans une chambre assez luxueuse de surcroît. Soudain, il entendit des pas résonnaient faiblement derrière la porte, et quelques instants plus tard, Lincoln apparût, vêtu d'un costume sombre. Il avait un peu de mal à reconnaître son frère. Il ne l'avait jamais vu habillé et si bien rasé de la sorte.

- Lincoln, fit Michael, en voyant que son frère restait figé devant le lit.
- Bonjour Michael, content de te revoir mon pote ! Comment te sens-tu ?
- Ca va...que...où sommes-nous ? bredouilla le jeune homme, afin d'essayer de se ressaisir.
- Tu es ici chez toi Michael, ne t'inquiète pas tout va bien, lui dit-il en s'asseyant au bord du lit.
- Ta maison ? Mais où est Sara ?
Lincoln ne fut pas surprit par cette question, mais il n'avait pas la moindre envie de lui dire maintenant.
Remarquant le silence lourd de son frère, le jeune homme se redressa brusquement et sauta hors du lit.
- Tu va tout de suite me dire ce qu'il se passe ici !!! Je ne n'y comprends rien, Linc. Nathan m'a dit que tu travaillais pour le FBI ! Pourquoi ?
Devant le défilement des questions que Michael lui prodiguait, il se leva à son tour et lui fit face.
- Écoute Michael...je t'expliquerai tout ce qui s'est passé mais plus tard, le médecin t'a prescrit du repos et aucun stress...
- Le médecin ! Mais je me fiche de ce qu'à dit le médecin ! coupa Michael, en hurlant. Je me suis retrouvé cinq ans dans cette prison sans voir l'air du dehors, je n'ai jamais pu avoir un seul appel téléphonique... je suis resté silencieux pendant cinq années Lincoln !!! Alors, tu va me dire tout de suite ce qu'il s'est produit depuis tout ce temps sinon..., Michael s'arrêta de parler un instant et serra les poings, près à bondir sur son frère, tellement il était fou de rage.
- Très bien Michael, fit enfin Linc en soupirant.

* *
*

>

Pendant près d'une heure, Michael écouta son frère avec intérêt, il avait bien sur du mal a accepter et surtout à comprendre pourquoi son propre frère lui avait mentit sur cette conspiration après tout ce qu'il avait fait pour lui. La promesse de son père, l'accord qu'il avait passé avec Mahonne, Lincoln lui avait enfin dit la vérité mais bien sur, il ne lui avait pas dévoilé que Michael faisait partit de l'étape principale de ce complot. Il l'avait enfermé dans cette prison pour le protéger oui mais il ne lui dira pas pour l'instant la raison. Peu être que Michael se contentera de cette explication, pensa Lincoln. Il n'a pas besoin de savoir pourquoi Packman et Kim veulent retrouver son frère, mort ou vif.

- Tu me pardonnes ? demanda Lincoln.
- Je pense que j'aurai fait la même chose s'ils avaient enlevé Sara. Mais il y a des choses que tu dois m'éclaircir Linc... Comment a fait Mahonne pour sauver Jane et L.J ? Et pourquoi m'enfermé dans cette prison ? tu imagines ce que j'ai vécu...et Sara, tu ne m'en as pas parlé...
- Sara va bien Michael...pour Mahonne, il a réussi à éliminer toutes les preuves contre moi et en fait, il ne travaillait pas que pour le FBI, il faisait partit du Cartel en tant qu'espion. Il s'était infiltré dans leurs services pour déjouer le plan de Kim... mais bon, ne t'inquiète plus pour tout cela, tu vas bientôt quitter le pays et tu pourras commencer une nouvelle vie, ajouta Lincoln, d'une voix enjouée, cette fois.
- Mais Kim et ce Padman sont toujours en liberté ! fit Michael.
- Oui mais cela n'est pas ton problème Michael, j'y travaille justement. Et je ne veux pas que tu t'en mêles, tu as assez souffert par ma faute, dit Lincoln.
- Pourquoi tu veux que je quitte le pays ? Je suis libre non ? dit Michael avec cette fois de la colère dans sa voix.
Lincoln le regarda droit dans les yeux et s'approcha vers son frère.
- Michael, je te demande qu'une seule chose s'il te plait, refais ta vie...J'ai placé tout l'argent sur un compte sous un faux nom et tes papiers sont prêts...
- Je ne partirais nul part sans Sara Lincoln, fit Michael d'une voix sûre.
Lincoln souffla, résolu, il prit les épaules de son frère entre ses mains.
- Assied toi Michael.

Une fois les deux frères installés à la table qui trônait au milieu de la chambre, Lincoln commença à lui parler de Sara.
- Quand tu as été arrêté, nous avons été jusque une île et nous sommes restés plus d'un mois là-bas. Elle était très malheureuse, je n'avais jamais vu quelqu'un d'aussi désespérée. Quand j'ai contacté Jane pour savoir ou tout cela en était ! Je l'ai emmené avec moi à Chicago, ici, lui dit-il en faisant signe de tête. Nous étions tous hors de danger. Au fil du temps, elle commençait à reprendre le dessus, grâce à Jane et L.J. Elle avait retrouvé un travail et commençait une nouvelle vie...
- Où est-elle ? elle a rencontré quelqu'un, si c'est ça tu peux me le dire Lincoln, coupa Michael, impatient de savoir ou Sara était.
- Trois mois après ton incarcération, elle est tombée sur un coup de fil que j'avais avec un membre du FBI et elle a tout comprit. Je n'oublierai jamais le ton de sa voix quand elle m'a insulté de traître...
Michael sentit son sang se glacer dans ses veines, en imaginant le pire pour Sara.
- Elle va bien, ne t'en fait pas Michael, informa Lincoln, remarquant la peur qu'il lisait dans les yeux de son frère. J'ai eu des nouvelles d'elle par un agent qui l'a recherché sous mes ordres. Il a retrouvé sa trace il y a de cela trois ans...mais....
- Quoi ?
- L'agent qui était responsable de surveillance m'a envoyé son rapport sur Sara. Il m'a demandé s'il devait la ramener ici, à Chicago... j'ai refusé.
- Pourquoi ? Demanda Michael, d'une voix faible.
Lincoln ouvrit sa veste et attrapa une enveloppe dans sa poche intérieure qui lui tendit.
Le regard brûlant d'angoisse, Michael attrapa l'enveloppe et regarda son frère.
- C'est le rapport qu'il m'a envoyé et tu verras pourquoi j'ai refusé de la faire ramener... désolé vieux, ajouta Lincoln en quittant la pièce...

# Posté le jeudi 22 novembre 2007 05:23

Modifié le samedi 24 novembre 2007 17:42

Chapitre 3 et 4...

Chapitre 3 et 4...
-CHAPITRE 3-


Michael resta immobile un instant avant d'ouvrir l'enveloppe que Lincoln lui avait remit. Délicatement, il sortit la feuille et sans la lire, il la posa sur la table avant de se mettre devant la fenêtre. Il regarda, pensif. La vue était magnifique, un jardin fleuri de plusieurs espèces de fleurs et de plantes embellissait le paysage. Il aperçut un jeune couple qui se relaxait au bord d'une piscine immense d'un bleu presque transparent. Il comprit qu'il s'agissait de L.J et de sa petite amie, sans doute, se dit-il. Mais il ne se tarda pas à rester immobile, devant cette fenêtre. Il attrapa la feuille et s'installa sur le bord du lit. Avec des gestes tremblant, il déplia la lettre et commença à la lire. Il passa plusieurs fois sa main sur son visage afin de décompresser ses traits durcis par l'angoisse.

La lecture de ce rapport ne prit pas plus de deux minutes mais lui parût qu'il se déchirait le c½ur pendant bien plus de temps. Il fut malgré tout soulagé qu'elle se portait bien. De ses yeux humides de tristesse, il baissa la tête et relis une fois de plus le passage ou il comprit qu'elle avait refait sa vie.

" Lundi 3 avril, Sara Tancredi est sortit de son logement avec un homme et un enfant d'âge de 2 ans approximativement, il est 8 heures du matin quand ils ont pris la route pour se rendre dans un parc d'attraction à plusieurs kilomètres de là. Je l'ai est suivit toute la journée, et d'après ce que j'ai pu voir de mes propres yeux, Sara est heureuse et vit pleinement sa vie. C'est une famille heureuse et épanouie. Le lendemain matin, Madame Tancredi s'est rendu à sa boutique de création de masque qu'elle a ouvert depuis plus de six mois..."

- Oh Sara, murmura Michael, retenant les larmes qui malgré ses efforts s'échappèrent de ses yeux.
Soudain, on frappa à la porte et le jeune homme balaya d'un geste rapide les chaudes larmes de ses joues.
Il se retourna et une jeune femme se tenait là, devant la porte, un sourire pragmatique sur les lèvres. Blondes aux yeux clairs, Jane avait une posture et un air autoritaire mais elle était très élégante à la fois.
- Bonjour Michael.
- Bonjour, vous devez être Jane, fit-il d'une voix encore fébrile de souffrance.
- Oui, dit-elle en s'approchant du jeune homme. Enchanté de faire votre connaissance, ajouta Jane, lui tendant une main de salutation.
Michael lui prit la main et l'enleva très vite avant de se retourner vers la fenêtre.
- L.J a changé, souffla-t-il.
- Oui, Jenny est sa fiancée, ils se marient dans deux mois, son père en est très fier...
Michael eu un sourire sur les lèvres. Bien sur que Linc était fier de son fils, se dit-il. Michael était ravi que son neveu avait trouvé le bonheur. Il se retourna vers la jeune femme :
- Où est mon frère ?
- Il ne devrait pas tarder, il avait oublié un dossier à son bureau...
- Quel jour nous sommes ? demanda-t-il, perplexe de savoir que Lincoln travaillait un dimanche.
- Nous somme jeudi, fit-elle, étonné des grands yeux que Michael faisait. Vous avez dormis pendant deux jours. Ne vous inquiétez pas Michael, vous vous sentirez mieux d'ici deux à trois jours. En attendant, il faut que vous avaliez quelques choses, je vous ai préparé...

- Je ne pas faim ! coupa Michael, d'une voix sèche.
- Vous devez vous nourrir Michael Scofield ! Je ne plaisante pas, je ne sortirais pas d'ici avant que vous me suiviez à la salle à manger prendre votre repas !
Ahuri de recevoir tant d'autorité et de surcroît par une femme, il la regarda, un sourire moqueur sur les lèvres.
- Que Sara va-t-elle pensait en vous voyant comme cela !
Michael resta les lèvres entrouvertes sur les paroles de Jane. Avait-il bien entendu ?
- Comment savez vous que je vais partir la bas ?
- Hum, souffla-t-elle avant d'ajouter, si j'étais à votre place et que je détiendrai l'adresse de la personne que j'aime, je n'hésiterai pas Michael même si je savais le mal que cela me ferait...
- Chérie ?
La voix de Linc retentit dans la pièce et elle s'interrompit aussitôt.
- Allons remplir votre estomac Michael, lui dit-elle, lui serrant la main. Michael comprit que par ce geste, la femme de son frère le soutiendrait quoi que Lincoln dira...



Quelques jours plus tard, à la Nouvelle Orléans, dans le quartier français du sud, de gros nuages gris gonflés de pluie estompaient les contours irréguliers des immeubles de verre et béton. Quant au Marché aux puces, d'ordinaire si animé et grouillant d'une foule bigarrée, il paraissait dépourvue de son exubérance coutumière. Sous la verrière du Marché couvert, deux taches de couleurs étincelaient. Une jeune femme brune arborait une magnifique coiffure de plumes d'autruche, d'un rose fluorescent. Elle était en train de préparer son stand de masques en tous genres. A ses côtés, une petite fille au regard vif portait un somptueux turban vert émeraude bordé de plumes de paon et sautillait d'impatience.
- Laisse moi faire, maman ! disait-elle. Je suis assez grande !

Alors que la plupart des enfants de son âge se trouvaient à cette heure-ci devant la télévision et regardaient les dessins animés du samedi matin, Jenny Emma aidait de son mieux sa maman à disposer l'assortiment de masques en plumes et autres coiffures. Sara considérait, attendrie, sa petite fille qui déballait avec précaution un masque sophistiqué de Lady Amheast en plume de faisan. La jeune enfant le posa ensuite délicatement sur le velours noir, à côté des autres articles.
- Voilà, maman ! fit Emma, satisfaite.
- Merci ma chérie, c'est très joli ce que tu viens de faire, fit Sara en lui donnant un baiser sur sa joue.
D'habitude, le samedi, Sara restait à sa boutique pour la réalisation de la nouvelle collection de masque qu'elle avait entreprit, mais depuis six semaines déjà, elle préférait vendre elle-même ses créations au Marché aux puces afin de s'attirer la clientèle potentielle pour le carnaval de la ville qui approchait.

Sa petite fille, âgée seulement de quatre ans, était encore trop jeune pour aller en classe et, d'autre part, Sara n'était pas mariée. Aussi, s'arrangeaient-elles toutes les deux pour s'octroyer de temps en temps quelques moments de détente, pendant ces week-ends consacrés pourtant au travail. A présent, la jeune femme ajustait la glace qui servirait aux éventuels clients, afin qu'ils puissent s'admirer, coiffés des différents masques qu'elle avait confectionnés.
- Voilà qui est fait ! déclara-t-elle, satisfaite de la disposition du miroir.
- J'ai faim, maman, fit-elle impatiente.

Sara sortit alors une chaise de sous la table et, tout en s'asseyant, offrit ses bras à la petite. Emma sur ses genoux, elle ouvrit un sac en papier duquel elle sortit des pâtisseries saupoudrées de sucre glace.
- J'ai acheté des beignets, annonça-t-elle. Je t'ai également préparé du chocolat. Quant à moi, je vais juste me prendre un bon café.
La jeune femme essayait de toujours récompenser sa fille pour la gentillesse dont elle faisait preuve.
- Emma, tu as bien pris cinq cent grammes! fit Sara en la reposant à terre.
- Tu sais, maman! J'aime bien ce Marché aux puces, je voudrais y venir tous les jours !
- Je crains pourtant que ce ne soit pas possible ma puce, surtout avec l'arrivée du carnaval, j'aurai beaucoup de travail dès lundi...
Écoutant sa mère d'une oreille distraite, la fillette s'éloigna et alla contempler les jouets en bois peint sur un comptoir voisin.
- Votre petite grandit et embellit de jour en jour, ma chère!
La vieille dame Hastings s'exprimait avec le doux accent du Sud auquel Sara était à présent habitué.
- Elle brisera le c½ur des hommes, avant même que vous ne l'ayez vue devenir une jeune fille, reprit la marchande de poupée de chiffon, installé à côté de la jeune femme.
- Parfois, je ne peux me résoudre qu'elle a déjà quatre ans, avoua Sara, tout en observant Emma qui vagabondait parmi les autres stands.

A présent, la petite s'amusait avec un marchand qui lui faisait essayer des bracelets en métaux.
- C'est incroyable ! observa Sara, stupéfaite, si je vous disait que ce brave homme ne supporte pas de voir les clients déplacer le moindre de ses articles !...
- Tout le monde adore votre enfant, fit remarquer Mme Hastings, nullement choquée. Votre mari doit être fier !

Elle venait involontairement de commettre une erreur pourtant bien naturelle et son interlocutrice, habituée à cela, ne s'en offusqua pas.
- je ne suis pas mariée, déclara Sara, d'une voix qui trahissait une émotion. Je vis seule avec ma fille et je n'ai pas honte de subvenir seule à ses besoins.
- Cela n'a pas dû être des plus aisés pour vous, reprit la dame, d'un air compatissant. Mais cette petite doit être un véritable rayon de soleil dans ce monde tourmenté !
Ces paroles de sympathie firent sourire Sara.
- Emma est ma seule raison de vivre, en effet, avoua-t-elle en voyant sa fille virevolter gaiement d'un étalage à l'autre.

L'enfant lui parût si heureuse que la jeune femme en oubliait presque ces sinistres années, où elle avait eu la certitude que sa vie ne valait plus la peine d'être vécue.

Soudain, perdue dans ses pensées, elle releva la tête car elle sentait que quelqu'un la fixait. Comme sous l'effet d'une hallucination, elle écarquilla les yeux, abasourdie de reconnaître les traits d'un visage qui lui était familier. Pétrifier, elle ferma les yeux pour espérait que quand elle rouvrirait, il serait toujours là. Deux secondes passèrent et elle sentit une main lui aggrippait le bras, elle rouvrit les yeux et s'aperçut qu'il s'agissait de sa fille qui tirait sur sa manche. Elle regarda une fois de plus, un peu plus loin, à la terrasse du café où elle avait crue le voir, mais personne n'était assis à cette place, seule, une tasse trônait sur la table...


- Maman, je m'ennuie !
Sara reprit ses esprits peu à peu. Ce n'était pas possible qu'il s'agissait de Michael, se disait-elle...
- Je sais ma puce. J'aimerai bien me promener avec toi dans le parc, mais je doit attendre le dîner pour que Béa vienne me remplacer.
Tandis que sa mère parlait, Emma s'amusait à faire d'horribles grimaces. D'ailleurs, Sara imagina un instant de fixer les mimiques éphémères de sa filles sur du papier mâché. Elles auraient ainsi constitués de magnifiques masques pour la fête d'halloween.
- Tu travailles tout le temps !

Le jugement était sans appel, songea Sara. La petite disait vrai... Cependant, il fallait faire face aux dépenses, la nourriture, les traites des fournisseurs... ainsi qu'aux frais hospitalisation d'Emma lorsqu'elle avait contracté une pneumonie, l'an dernier.
- Je sais ma chérie, avoua-t-elle d'une voix douce. Mais tu sais bien que j'ai choisie de faire ce métier pour que nous nous voyons le plus possible. Rappelle-toi Emma comment tu n'étais pas contente quand j'étais absente de la maison et que je restais des jours entiers à l'hôpital auprès de mes patients. Béa était plus souvent avec toi que moi même et...
- Bonjour ! Voulez-vous me vendre un masque ?

L'homme qui se tenait devant elle mesurait plus d'un mètre quatre-vingt dix et possédait une corpulence fort imposante. Sa physionomie était avenante et il arborait un large sourire sous sa barbe rebelle.
- Comment vas-tu le porter, Roberto ? demanda-t-elle, taquine. C'est à peine si l'on devine ton visage.
- Tu n'as qu'un seul mot à me dire, ma chérie, et je la rase tout de suite !
Faisant mine de joindre le geste à la parole, il tira sur sa barbe avec énergie.
- Non maman ! J'aime bien Roberto comme ça ! répliqua Emma, en se précipitant dans les bras de son grand ami. Je ne veux pas qu'il la coupe !
Comme pour le protéger, la fillette enfouit son visage d'enfant au creux de l'épaule vigoureuse de Roberto et le serra fort par le cou.
- C'est une admiratrice des plus fidèles ! Plaisanta Sara. Ne t'inquiète pas, pour le carnaval, je parsèmerai ta barbe avec quelques paillettes et le tour sera jouer !

Lorsqu'il entendit cela, Roberto arbora une mine horrifiée. Ce qui fit rire la jeune femme aux éclats.
Natif des bayous du Sud, Roberto avait immigré dans le pays depuis quelques années. Sara l'avait rencontré grâce à Béa, la vendeuse de sa boutique qui venait leur donner des coups de mains quand il fallait déplacer les grandes étagères ou quand il y avait des petits travaux qui demandaient des bras masculins. Emma l'avait adopté comme ami des les premiers jours, il lui jouait du violon et la faisait rire aux éclats en lui racontant ses anecdotes dans le passé avec son groupe musical ambulant.

Tous les soirs, il jouait dans les bars du quartier et faisait sensation dès la première note jouée. Cette homme avait une personnalité attachante et souffrait lui aussi de n'avoir aucune famille.
- Quelle est la véritable raison de ta visite Roberto ? s'enquit Sara.
- Et bien, je dois rejoindre Caroline et je voulais emmener Emma au parc, elle pourra faire des tours de manège et mangeait ses pâtisseries préférées.
- Tu ne lui as toujours avouer tes sentiments ?
Roberto aimait une jeune femme qui venait emménager dans le quartier, cela faisait des semaines qu'ils se voyaient et rien n'était concluant pour lui.
- Très bien, emmène là mais si je suis...
- Oui, je te la ramènerai à la boutique, ne t'inquiète pas Sara...
Roberto saisit Emma d'une main et la fit pivoter de sorte qu'elle se retrouva assise sur ses épaules.
Sara leur fit signe et ils disparurent dans la foule...


Marchant à grandes enjambées, la casquette baissé sur les yeux, Michael allait rejoindre Nathan Greast qui l'attendait près du parc, un peu plus loin. Lincoln lui avait demandé d'accepter à ce que son agent l'accompagne pour le protéger si besoin il y avait. Mais que pouvait-il lui arriver de pire ! Il avait trouvé Sara et l'avait vu si souriante à la vie, qu'il s'était contenté de la regarder pendant une bonne dizaine de minutes sans bouger. Il avait prit sur lui pour ne pas se ruer vers elle et la prendre dans ses bras. Mais quand leurs regards s'étaient croisés, ses forces l'avaient lâchés. Il avait eu l'intention de se levait et d'allait la rejoindre quand cet homme était apparut... Jamais, il n'avait ressenti ce sentiment si horrible et d'impuissance malgré toutes les souffrances qu'il connaissait, malheureusement.

Beaucoup de badeaux arrivèrent en direction de Marché aux puces que Michael venait de quitter. Il tourna au coin d'une ruelle et retrouva Nathan qui l'attendait patiemment installé à une table sur une terrasse de café. L'homme leva la tête vers Michael qui se tenait devant et comprit que le jeune homme était une fois prit par la peine.
- Tu bois quelque chose ? proposa Nathan gentiment.
- Non, il faut partir, dit-il d'une voix sèche.
L'homme fronça les sourcils et lui demanda :
- Tu l'as vu ?

Michael souffla à cette question, et s'installa en face de lui. Les deux hommes étaient devenu assez proche pendant le trajet qu'ils les avait emmené à la Nouvelle Orléans. Une confiance s'était établie entre eux, même si le jeune homme restait assez prudent.
- Oui, je l'ai vu Nathan, fit-il d'une voix faible.
Remarquant le silence qui suivit, Nathan lui donna une tape amicale sur l'épaule avant d'ajouter :
- Et alors, elle t'a vu ? Que t'a-t-elle dit ?
- Non... elle n'était pas seule, répondit-il dans un long soupir, qui dévoiler son désarrois.
- Michael... je suis désolé...
- Il n'y a pas de quoi, elle est heureuse... c'est tout ce que je lui souhaitais... elle a tant souffert à cause de moi.
- Et cet homme ? es-tu certain qu'il est son mari ?
Michael eut un sourire sur les lèvres en revoyant le visage de Sara, riant aux éclats et de leur fille, qui l'embrassait.
- Oui... la petite me la prouvait par la complicité qu'ils avaient...

Michael s'interrompit brusquement. Il releva sa casquette et cligna des yeux de sorte a comprendre si ce qu'il voyait était bien réel. Un peu plus loin, il reconnut la fillette qu'il avait tant admirer par sa beauté de petite fille et son père, la tenant par la main. Mais il y avait une troisième personnes avec eux... une jeune femme venait de les rejoindre et pendant qu'ils discutaient tous les deux, la petite sautillait sur ses pieds impatiemment.
- Michael ?
Nathan n'eut pas de réponse, il regarda alors dans la direction où Michael, l'air préoccupé, ne quittait plus du regard.
- Michael ? répéta son ami en lui tirant amicalement sur la manche de sa veste.
- Oui ! répondit-il sans détourner son regard.
- C'est cet homme n'est-ce pas ? demanda Nathan, soucieux.
- Oui, dit-il , en poussant un soupir. C'est étrange...
Il s'interrompit soudainement quand il vit l'homme et la femme se prendre amoureusement par la main, et partir de sorte à ce qu'il ne les voyait plus.

Les deux hommes se tournèrent l'un vers l'autre au même instant et Michael, les yeux écarquillés d'incompréhension, tout d'abord. Puis, peu à peu, ses prunelles si claires commençaient à s'illuminer de multiples couleurs brillantes. Nathan quand à lui, éclata de rire devant le visage emplit à nouveau d'espoir de Michael.
- Qu'est-ce que tu attends Scofield ? demanda-t-il d'un ton enjouer.
Pour toute réponse, le jeune homme se leva, lui fit un signe de tête en souriant et partit à pas vifs...



-CHAPITRE 4-


Michael mit à peine cinq minutes avant de se retrouver devant le stand de masques que tenaient Sara il y vingt minutes. Mais il ne la vit pas et commença à sentir les battements de son c½ur cogner dans sa poitrine de plus en plus fort. Une jeune femme aux cheveux, couleur d'un blond de blé était occupée à emballer un masque pour le couple qui se tenait devant le comptoir. Il s'approcha d'un pas lent vers le stand et attendit patiemment que le couple se retirait. Il jeta un rapide coup d'½il sur la panoplie de masques étalés devant lui. Il ne put qu'admirer le travail délicat du collage des plumes, de la mise en valeur de chaque forme et le mariage vif et intense des couleurs, il ne savait pas encore que Sara les avait tous créaient de ses mains.

- Puis-je vous aider, Monsieur ? Demanda Béa, d'un air joyeux, comme à son habitude.
Béa était une très bonne amie de Sara, c'était elle qui lui avait ouvert les yeux sur la nouvelle vie qu'elle pouvait reconstruire seule avec sa fille. Sara lui avait confié son passé et son amie la soutenait quand elle en avait besoin. Très souvent, Béa débarquait chez la jeune femme quand elle ne se sentait pas au mieux de sa forme. Elle savait que Sara pleurait toujours l'homme qu'elle avait perdu, et en était toujours aussi désespéré. Mais Emma était là, elle avait besoin d'elle et en quelque sorte, Béa savait qu'elle avait l'amour de son enfant...

- Où est la vendeuse qui était ici il y a à peine un quart d'heure ? Demanda Michael, surprit par le regard ahuri que la jeune femme lui lançait.
Béa, bouche bée, regardait les yeux de l'homme qui se tenait devant elle.
- Mon dieu...murmura-t-elle dans un souffle, avant de s'écrouler sur la chaise.
- Que se passe-t-il ? Vous ne vous sentez pas bien ? demanda Michael, inquiet de l'état de la jeune femme mais aussi de sa réaction étrange quand elle la regardait.

Michael avait contourné le stand et était maintenant aux côtés de la jeune femme. Madame Hasting s'était aussitôt approchée-t-elle aussi de la jeune femme, au visage devenue blême.
- Béa ? dit-elle en lui tapotant la joue afin de lui redonner des couleurs.
- Aie ! cria Béa, aussitôt remise de ses émotions.
- Vous vous sentez mieux ? demanda Michael gentiment, lançant un regard à la vieille dame.
Mme Hasting fut-elle aussi si surprise de croiser le regard du jeune homme.
- Bonjour Monsieur, dit-elle lui tendant la main.
- Madame! fit Michael en la lui serrant par politesse.
- Vous voulez que j'aille chercher Sara ? demanda la dame à l'attention de Béa.
- Non ! avait-elle répondu sur un ton fort, sans le vouloir.
C'est alors que Michael comprit que cette jeune femme avait deviné qui il était. Il ne voulait plus attendre maintenant, il fallait qu'il aille la rejoindre et vite... Le bonheur était si près de lui...
- S'il vous plaît Béa, dites-moi où est Sara ? dit-il d'une voix douce mais exigeante à la fois.
- Je... je ne peux pas... Elle n'est pas prête encore à recevoir un tel choc. Écoutez...
- Non, écoutez-moi s'il vous plaît... Je vous en supplie... Je ne sais pas ce que Sara vous a raconté mais je l'aime et je sais qu'elle aussi et il est tant pour nous de nous retrouver, fit Michael, avec des tremblements d'émotions dans la voix.

Béa le regardait, la bouche entrouverte, comme si elle recevait un autre choc. Michael pensait même à cet instant si cette femme avait toute sa tête...
- Bon, bien... Je vais vous laisser discuter entre vous, fit Madame Hasting, un peu tourmenté par les événements. En tout cas, ajouta la dame vers Michael, je sais de qui tient le magnifique regard de cette adorable Emma.
Michael fronça les sourcils, et se répéta plusieurs fois les paroles de la vieille dame afin de mieux comprendre, ce qu'il ne tarda pas... Il se tourna vers la jeune femme qui était encore d'une pâleur à faire peur.
- Que voulait-elle dire ? demanda-t-il tout de même, malgré qu'il pensait connaître ce dont quoi elle insinuait.

Poussant un soupir de résignation, Béa se redressa sur sa chaise et fixa le regard de Michael.
- Michael... C'est à Sara de tout vous expliquer... elle est à la boutique, dit-elle hésitante.
La jeune femme s'interrompit un instant avant de continuer. Elle redoutait la réaction de son amie aux retrouvailles du couple, après toutes ses années d'attente. Elle le regarda attentivement et décida qu'il était tant pour eux de se retrouver enfin et d'être heureux.
- Ecoutez... la boutique doit être fermée car Sara devait travailler dans son atelier afin de finir un masque...
- C'est elle qui les a tous fait ? demanda-t-il, surprit du talent qu'il ne connaissait pas.
- Oui, bien sûr... Sara a un vrai dont, vous savez ! Au fait, poursuit-elle en se levant, je m'appelle Béa, je travaille avec Sara depuis un plus de deux ans, maintenant.
- Mic...
- Je sais qui vous êtes, le coupa-t-elle, en riant.

Michael lui rendit son sourire et Béa ne put s'empêcher d'admirer la ressemblance des traits qu'il avait avec Emma. La même couleur des yeux, la même expression dans le regard ainsi que..., elle s'arrêta de le dévisager, et fouilla dans son sac.
- Michael, je vous demanderai qu'une seule chose...
- Oui ?
- Est-ce que tout ce que Sara et vous aviez vécu dans le passé, est bien finit ?
Michael lui souri, content que son amie se faisait autant de soucis pour Sara. Mais il se surprit tout de même à ressentir de la jalousie envers Béa. C'est lui qui aurait du être à ses côtés pour l'aider...
- Ne vous inquiétez plus pour elle, je suis là et tout se passera bien, soyez en certaine... j'ai seulement hâte d'aller la retrouver. Fit-il, d'une voix étouffée par ses émotions.

En répondant à cette question, il se prit à penser qu'il avait mentit. Il ne savait pas lui-même s'ils étaient enfin en sécurité. Avant de quitter son frère pour la Nouvelle Orléans, les bureaux du FBI avaient enfin réussi à localiser Pad-man et ses hommes de mains. Et, pensa-t-il, à cette heure là, Lincoln devait être en Russie afin de les intercepter... Mais tout avait été organisé pour sa sortie de prison par son frère, il avait une grande maison battit au bord de la plage, dans une île paradisiaque qui l'attendait...
- Très bien Michael, l'interrompit-elle dans ses pensées. Tenait, lui dit-elle en lui donnant la clé de la boutique.

Michael la remercia d'un sourire qui lui alla droit au c½ur, et prit la clé.
- Tournez à droite quand vous serez au bout de la rue, Informa Béa sur l'itinéraire qu'il devait prendre. Ensuite, c'est la première rue sur votre gauche, vous ne pouvez pas la rater, le nom c'est "le monde de l'illusion"...
Michael s'avança vers la jeune femme, et lui donna un baiser tendre sur la joue.
- Merci Béa...
- De rien, je suis très heureuse qu'enfin elle vous retrouve. Elle mérite d'être enfin heureuse Michael !
Il hocha la tête et sur une petite foulée, il partit dans la direction de son futur bonheur. Le pensa-t-il, tout du moins...


Sara appliqua soigneusement la colle sur le masque qu'elle devait finir. La plume de faisan résistait à se placer correctement, mais se concentrant un peu plus, la jeune femme finis par la coller. Elle ajouta enfin quelques paillettes de multiple couleur avant de reprendre une autre plume et de refaire les même gestes que précédemment. Soudain, elle entendit la sonnette de la porte d'entrée. Curieuse de voir qui pouvait bien être dans la boutique, elle regarda la pendule, et se leva. Cela ne pouvait pas être Béa, elle lui avait promit qu'elle resterait jusqu'à la fermeture du Marché, se dit-elle, étonnée.

La jeune femme ouvrit la porte de l'atelier qui était attenante au magasin, et découvrit qu'elle était vide, il n'y avait personne. Intriguée, elle s'avança avec le masque dans la main vers la vitrine, à pas lent. C'est à ce moment qu'un homme, au visage caché par sa casquette, descendu sur les yeux, surgit soudainement entre deux rayonnages.
La jeune femme poussa alors un cri d'effrois et recula d'un pas.
- Mais...
Non ! Ce n'est pas possible, se dit-elle. Sara crue qu'elle allait défaillir et ne comprenait ce qu'il se passait. Elle entendit juste le fracas de porcelaine brisée du masque qu'elle venait de laisser tomber sur le sol. Et s'entendit prononcer son nom...
- Michael.....
- Sara !

Michael se précipita aussitôt vers la jeune femme, évanouie sur le sol. Elle venait de subir un choc émotionnel si grand... Il prit la jeune femme, tendrement dans ses bras, et lui caressa son doux visage, les larmes aux yeux. C'est à cet instant que Sara reprit connaissance. Elle recula légèrement de son étreinte et lui attrapa le visage entre ses mains. Elle le palpa afin de s'assurer qu'il était bien réel et que ce n'était pas une fois de plus des hallucinations.
- Oh... Michael, fit-elle d'une voix soulagée, avant de le serrer dans ses bras.
- Tout est finit mon amour, dit-il en lui essuyant les larmes sur ses joues. Je suis la, ajouta Michael, en lui relevant le menton.

Leurs regards encore humides se fixèrent un long moment comme s'ils avaient tous les deux peurs de se détacher l'un de l'autre. Michael, n'y tenant plus, lui effleura les lèvres d'une infinie douceur. Le c½ur emplit d'émotion, elle le serra un plus contre son corps et leur baiser fut plus intense. Sans quitter leurs lèvres, ils se relevèrent et une passion les enflamma comme un incendie, leur faisant perdre toute notion du reste du monde. Quand soudain, Sara entendit les rires de sa fille s'approchait très vite. Elle prit les mains de Michael entre les siennes et se détacha de son étreinte. La porte s'ouvrit et Michael recula aussitôt, fixant la fillette, il comprit qu'il avait raison sur ce qu'il pensait depuis qu'il avait rencontré Mme Hasting et Béa.

- Maman, j'ai gagné ! cria Emma, pleine d'enthousiasme en se jetant dans ses bras.
"Seigneur ! Que vais-je faire ?... s'interrogea Sara, au comble de l'affolement."
Elle reposa la petite sur le sol et la tourna de façon à ce que Michael la regarde mais au même moment, la porte s'ouvrit de nouveau et Emma fila à toute vitesse se cacher derrière Michael.
- Où est-elle ? Elle a encore gagné ! fit Roberto qui ne vit que Sara dans la boutique.

Michael se tourna vers la fillette qui souriait, lui faisant le geste de se taire. Le jeune homme avait le c½ur qui battait très vite et avait une envie irrésistible de la prendre dans ses bras. Mais pour le moment, il se contenta de lui hochait la tête, signe d'une complicité naissante...
- A ton avis Roberto ? demanda Sara d'un air taquin, tout en s'avançant vers lui afin qu'il ne pénètre pas plus loin.
Non pas pour trahir la cachette de sa fille mais si Roberto s'avançait et découvrait qui se trouvait derrière le rayonnage avec Emma, il aurait reconnu de toute évidence le père de sa fille. Et Sara ne voulait pas que sa fille reçoive un choc aussi soudainement sans la préparer à l'avance.
- Tu viens me voir jouer ce soir ? Demanda Roberto, en faisant demi-tour pour repartir.
- Je ne sais pas...

Elle marqua une perceptible hésitation et sourit d'un air joyeux.
- Je sais pas, Roberto. J'ai des choses à faire ce soir mais merci de t'être occupé d'Emma, fit-elle en lui donnant un baiser sur la joue.
- Inutile de me remercier ma chérie, tu sais que j'adore cette petite. Mais dis-moi Sara, tu m'as l'air étrange ? Quelque chose s'est passé...
- Non ! répondit-elle aussitôt, les joues cramoisies en repensant qu'il s'était passé quelque chose de merveilleux.
- Bon, très bien... Au fait ! J'allais oublier de te dire.. J'ai vu Béa en passant et elle m'a dit de t'informer qu'elle ne rentrera pas ce soir, elle passera la nuit chez un ami.
- Ah ! Elle ne m'en avait pas parlé... Mais c'est très bien, je passerai une soirée en tête-à-tête avec la puce.
- Très bien, alors amusez-vous toutes les deux, il faut que j'aille répéter, lança-t-il avant de quitter la boutique.


Le temps que Sara et Roberto discutaient, Emma s'était approchée lentement de l'homme qui la regardait d'un regard affectueux.
- Tu t'appelles comment, murmurait la fillette.
Michael lui souriait et s'agenouillait afin de se mettre à la hauteur de la petite fille.
- Michael, répondit-il en chuchotant, le sourire aux lèvres.
Il vit les yeux d'Emma s'arrondir soudainement. Mon dieu qu'avait-il dit de mal ? se demanda le jeune homme, prit d'une angoisse.

Mais il vit les traits du visage d'Emma se détendre et finit-elle par lui donner un superbe sourire.
- Mon papa aussi s'appelle Michael mais je ne l'ai jamais vu, avoua la fillette, d'un ton triste.
Michael ne put s'empêcher de lui prendre sa petite main délicate dans la sienne. C'est à cet instant que, souriante, la fillette leva les yeux vers sa mère qui se tenait derrière Michael, les larmes aux yeux.


- Maman! Le monsieur, il s'appelle Michael ! Fit la fillette d'un ton enjoué.
Sara restait figé sur place pendant que le jeune homme se releva et se tourna vers elle.
- Sara... murmura-t-il, ému.
La jeune femme lui sourit et hocha la tête, afin de lui montrer que ce qu'il croyait été vrai.
Il aurait voulu la reprendre dans ses bras à cet instant mais il se doutait qu'elle avait besoin avant tout de dire la vérité à Emma.
- Je dois partir, continua Michael d'une voix tendre.
- Tu le connais, maman ? Demanda la fillette, intriguée.
- Oui, ma chérie... dis ma puce, pourquoi n'irais-tu pas à l'étage ? Béa a préparé une énorme tarte aux pommes comme tu les aime ! Et il y a une grosse part qui n'attend plus que toi dans le réfrigérateur.
La jeune femme tentait toujours de dissimuler son trouble mais son c½ur battait la chamade. Elle fut un peu soulagé quand elle vit Emma lâchait la main de Michael, qu'il tenait depuis plus de cinq minutes.
- Hum..., j'adore la tarte aux pommes ! Informa la gamine en courant presque vers la porte de l'atelier.

Michael et Sara ne purent s'empêcher d'éclater de rire. Mais dès qu'ils furent seuls dans le magasin, il se précipita vers elle et la reprit dans ses bras.
- Tu m'as tellement manqué Sara... j'aurais tant voulu être là...
Sara ressentit la souffrance qu'éprouver Michael et lui caressa la visage doucement comme pour effacer la peine qu'il avait.
- Elle te ressemble beaucoup, tu sais...
- Tu vas le lui dire ? Demanda Michael, soudain inquiet.
- Bien sur Michael...

Les mots moururent sur les lèvres, il avait prit sa bouche d'un baiser passionné. Soudain, une porte se mit à claquer à l'étage. Interrompit alors leur baiser, front contre front, ils se regardaient dans les yeux en souriant.
- C'est un vrai tourbillon ! Fit Sara.
- Vous vivais au-dessus ? Demanda Michael, étonné.
- Oui, c'est beaucoup plus pratique ainsi. Dis moi... Depuis combien de temps tu es sorti ? Et, est-ce que tout est vraiment terminé ?Et...
- Sara ! Interrompit Michael, lui posant le doigt sur les lèvres. Doucement...
- Désolée, fit-elle en se frottant rigoureusement le visage, afin de remettre de l'ordre dans son esprit.

Michael ria faiblement afin de la distraire.
- Je suis libre depuis... disons sept jours et huit heures, fit-il d'un ton amusant en regardant la montre sur le poigné de Sara.
Mais Sara avait toujours l'air aussi paniquée.
- Et comment savais-tu...
- Chut, mon amour, dit-il en la serrant dans ses bras. Nous discuterons tout cela un peu plus tard... Mais je suis la maintenant, tu n'as plus à craindre quoi que soit...
Soudain, la sonnerie aiguë du téléphone résonna dans la pièce.
- Excuse-moi, il faut que j'aille répondre, informa Sara en s'arrachant de ses bras.

Pendant ce temps, Michael s'avança vers le devant de la vitrine et regarda, pensif à l'extérieur. Un terrible coup de tonnerre se fit entendre, et quelques secondes plus tard, la pluie se mit à tomber. Le jeune homme regardait les quelques passants entreprendre une course afin de se mettre à sec. Il n'entendit pas Sara s'approcher de lui, tant le bruit de la pluie battante cognait contre les vitres. La jeune femme enlaça la taille de Michael de ses deux bras et posa la tête contre son dos. A ce contact, il ferma les yeux, ému.

- Je t'aime Michael Scofield... je n'ai jamais cessé de t'aimer...
Il se retourna vers elle et la prit dans ses bras, encore une fois. Ils n'entendirent pas la fillette qui avait dévalée l'escalier et qui se tenait la devant la porte, en pleure.
- Maman ! Cria-t-elle, en sanglot... J'ai peur ! Ajouta Emma se jetant dans ses bras.
- Oh! Ma chérie, vient la, ce n'est rien...chut..., fit Sara d'une voix douce afin d'apaiser son enfant.

Michael ne savait pas quoi faire, devait-il s'approcher d'elle pour la rassurer comme le ferait un père ? Il se posait d'innombrable questions et chercha de l'aide dans le regard de Sara. La jeune femme le remarqua et hocha la tête aussitôt. Il s'approcha alors vers elle, et d'une main hésitante lui caressa ses longs cheveux. Il ne comprit pas ce qu'il lui arrivait. Il venait de s'apercevoir qu'il ressentait des nouveaux sentiments qu'il n'avait jamais ressenti auparavant. Mais il ne savait pas les expliquer...
- Chut ma puce ! C'est finit, dit Michael, d'une voix saccadée par l'émotion.

La fillette releva un peu la tête et balaya les larmes qu'elle avait sur les joues et lui sourit. Sara pensa soudainement que sa fille savait. Elle n'aurait su dire comment elle s'en doutait mais elle n'avait jamais vu sa fille avec ce regard vers Michael.
- Cela va mieux ? Demanda Sara en embrassant le front de la petite.
- Oui... Oh ! J'ai oublié Micka ! Fit Emma, les yeux grands ouverts.
- Qui est Micka ? Demanda Michael à Sara.
- C'est la chatte d'Emma, et par temps d'orage, Micka devient une vraie tigresse, informa la jeune femme en étouffant un rire.
- C'est pas vrai maman! Elle a seulement eut peur, c'était pas de sa faute...
- Dis donc jeune fille ! Ce n'est pas toi qui s'est fait griffé par cette sauvage ! Ajouta Sara, sur un ton sarcastique.
Les éclats de rire de Michael, interrompit aussitôt une possible dispute entre la mère et son enfant.
- Qui a-t-il de si drôle ! Scofield ! Fit Sara, gloussant de rire à son tour.

Elle baissa les yeux vers sa fille qu'elle venait de déposer sur le sol, et resta figée...
Oh mon dieu ! La fillette était devenue pâle et comprit la raison.
- C'est... tu es Michael Scofield ? Demanda Emma, d'une voix légèrement tremblante.
Le couple se regarda alors au même moment dans les yeux. Que devait-il faire ? Mais Sara se baissa vers sa fille afin d'être à sa hauteur et commença à parler.
- Oui, ma chérie... c'est bien lui...

La fillette regarda sa mère avec des yeux brillant de larmes. Elle crut que sa fille allait pleurer, mais n'en fit rien. Emma se tourna vers son père qui se tenait raide devant elle, le regard craintif.
- Pourquoi tu ne me l'avais pas dit tout de suite ? Demanda-t-elle, d'un air sérieux.
Michael prit sur lui pour ne pas la prendre immédiatement dans ses bras et la serrait très fort contre lui.
- Parce que, dit-il en se baissant aussi à sa hauteur, car j'avais peur que tu ne veules pas de moi.
- Toi, tu avais peur ! Fit-elle, d'un ton incrédule. Mais maman m'a toujours dit que tu étais le plus fort de tous les papas !

Michael éclata de rire et ne put résister plus longtemps. Il enlaça sa fille et la serra dans ses bras, tandis que la fillette nicha sa tête au creux de son cou. Le jeune homme ferma les yeux un instant afin d'imprégner à jamais, le parfum et la chaleur de son enfant.
Sara ne put retenir une larme qu'elle dégagea très vite de sa main. Elle se sentit heureuse comme jamais elle ne l'avait été auparavant...


# Posté le samedi 24 novembre 2007 17:49

Chapitre 5 et 6...

Chapitre 5 et 6...
-CHAPITRE 5-



Pendant ce temps, à des milliers de kilomètres de là, Lincoln ouvrit la porte de son bureau, d'un air désemparé. Il se sentait découragé, affaibli de poursuivre sans cesse Kim et Pad-man. Dans un soupir, il s'installa dans son fauteuil et décrocha le téléphone.
- Nathan ?
- Oui, Lincoln, répondit l'homme au bout du fil.
- Où est Michael ? Il est avec toi ?
- Non... il est avec Sara...
- Raconte ! Ordonna Lincoln, d'un ton autoritaire.
- Il a retrouvé Sara mais je ne sais rien de plus, je l'attend à l'hôtel. E toi ? Vous les avez interceptés ?

Lincoln se frotta rigoureusement le visage et s'appuya, d'un air las sur le bureau.
- Non... nous avons seulement réussi à arrêter leur homme de main, ils avaient déjà disparut... Reynold n'a rien voulu dire de ce que l'on savait déjà, pendant l'interrogatoire.
- Oh mon dieu ! Souffla Nathan.
- Oui... il faut que vous rentriez très vite ! Il est temps de mettre mon frère loin de tout cela... et vite.
- Mais... et Sara ?
- On ne s'est toujours pas où ils en sont tous les deux, fit Lincoln, ne s'inquiétant pas de ce sujet pour le moment. Le plus important est que Michael rentre au plus vite...
- Très bien Linc, consentit Nathan d'un air déçu. Mais es-tu certain qu'il n'y pas d'autre solution ?

Une autre solution ! Se répéta Lincoln, dans un long soupir.
- Ecoutes Nathan, s'il y en avait une autre, je l'aurais mise en place depuis longtemps !dit-il avant de raccrocher brutalement.
Jane ouvrit la porte à cet instant et surprit le regard noir de son époux.
- Tu as réussi à joindre Michael ?
- Non, répondit Lincoln, d'une voix sèche. Nathan m'a dit que Sara et lui se trouvaient ensemble. Bon dieu ! Hurla Lincoln, tapant sur le bureau de son poing, faisant tomber ainsi une pochette remplit de document.
- Chéri, fit Jane en s'avança vers lui. Ils ne le trouveront pas, ils ne savent pas où il est... et tout le FBI est à leur recherche, ainsi que de nombreux services secrets, et je suis certaine qu'ils se feront prendre avant qu'ils trouvent Michael.
- Tu en es vraiment certaine ? Demanda-t-il, d'une voix pleine de sarcasme. Je devrais peu-être tout lui raconter...
- Non ! Imagine un peu sa réaction, Lincoln ! Sa vie a déjà été assez détruite, tu ne peux pas lui infliger cela. Que penses-tu qu'il fera s'il apprend...
- Mais réfléchis un peu Jane ! Cria-t-il à son tour, balayant de rage les documents qu'il restait sur le bureau. Si Kim et Pad-man réussissaient à capturer mon frère...ils le tueront et pourrons concrétiser leurs satanés projet... presque un continent entier détruit, des milliards de morts, finit-il par ajouter avant de s'effondrer sur le canapé, installé un peu plus loin dans la pièce.
A cet instant, le téléphone se mit à sonner. Lincoln se releva aussitôt et décrocha le combiné.
- Michael ! Où es-tu ? Demanda-t-il, soulagé d'entendre sa voix.

Jane tenta de comprendre la réponse de Michael en scrutant méticuleusement les traits du visage de son mari. Tout d'abord, elle vit un faible sourire se dessinait sur ses lèvres et soudain le trouva inquiet.
- Michael, il faut que tu rentres. Que comptes-tu faire ?
De l'autre côté, Michael se tourna vers Sara et sa fille. Il les regardait, pensif. Elles s'affairaient toutes les deux en riant à lui préparer une part de tarte aux pommes. Le jeune homme esquissa un sourire avant de reprendre sa conversation.
- Je ne sais Linc... on n'a pas encore eu le temps d'en parler, avec Sara. Il s'est passé quelques choses ?
- Rien que tu dois savoir Michael, mais dépêches-toi de faire ce qu'il faut, je serai plus rassurer de te savoir à Baja, fit Lincoln avec un grain d'autorité dans sa voix.
- Linc !... fit Michael, poussant un soupir. L'enfant de Sara... c'est ma fille, mon pot ! Emma est ma fille, répéta le jeune homme.
Un silence suivit.
- Quoi ? Oh mon dieu Michael !
- Oui, je sais...
- Désolé vieux..., fit Lincoln, sentant sa responsabilité rejaillir à nouveau.
- Ne t'inquiète pas, Linc. Je t'ai pardonné, tu le sais, répondit Michael, comprenant le trouble que ressentait son frère.
- Alors, prend la femme que tu aimes et ta fille, et revient ici. En attendant, je fais le nécessaire. Je te demande de me faire confiance Mich, même si je sais que je ne l'a mérite pas...
- Linc..., fit Michael d'une voix tendre. Tu l'as ! Ajouta le jeune homme avant de raccrocher le téléphone.

Il resta un moment pensif et regarda autour de lui. Dès son entrée dans la maison de Sara, il avait été fasciné par la beauté des tableaux accrochés aux murs, au tapis beige qui rehaussait les tons dorés du parquet, et du parfum frais qui flottait dans la pièce. Comme il l'avait imaginé, sa maison était très chaleureuse, un vrai nid d'amour, se dit-il en s'avançant dans la cuisine, où se trouvaient les deux personnes qu'il aimait le plus au monde...


Plus tard, dans la soirée, Michael regarda, le visage attendri, sa fille endormie aux milieux d'innombrable peluche, dans son lit. Emma était exténue par toutes les émotions qu'elle avait ressentie par cette magnifique journée. Tous les trois formait une famille à présent, et il n'avait pas eu une minute seul avec Sara, tant la fillette l'accaparait. Mais Michael ne s'en plaignait pas, au contraire, il était heureux de découvrir les jeux de sa fille qu'il aimait tant.

Toute l'après-midi, ils avaient confectionnés des colliers de perles, des bracelets, ils s'étaient ensuite mis dans la construction des puzzles, et Michael avait même participé un peu, à l'habillage de sa poupée...
Le jeune homme avait reçu un nouveau choc émotionnel, quand il s'était retrouvé seul avec Emma un moment, pendant que Sara préparé le souper dans la cuisine.
Il sourit en allant rejoindre la jeune femme dans le salon. Il repensait aux paroles émouvantes que la fillette lui avait dit avant de se lover dans ses bras.
- Je t'aime bien, papa...

Michael était resté un instant, comme hypnotisé. Mais il avait finit par embrasser chaleureusement la joue de sa fille avant de la serrer très fort pour un interminable câlin .
- Moi aussi je t'aime, ma chérie... je suis désolé de ne pas être revenu plus tôt, avait dit murmuré à son oreille avant lui promettre que plus jamais, ils ne seraient séparés.


Épuisé par toutes les émotions, le jeune homme regagna le salon et s'effondra sur le canapé. La pièce était plongée dans la pénombre et, seuls les réverbères de la rue projetaient une lumière diffuse sur la moquette. Il regarda Sara, qui venait de le rejoindre sur le divan. Envahis par un doux bien-être, ils restèrent tous deux enlacés, sans dire mot.

La tentation était trop forte pour Sara... Elle avança timidement sa main et se mit à caresser les contours anguleux du visage de Michael.
- Sara, il faut...
- Non... pas ce soir, fit-elle d'un murmure avant de se mettre sur ses genoux.
Se penchant vers lui, elle posa sa bouche sur celle de Michael qu'elle agaça délicieusement. Il sentait ses lèvres brûlantes effleurer les siennes et lutta pour ne pas éterniser ce baiser.
- Chérie, il faut que je te dise quelque chose, l'informa-t-il, d'une voix sérieuse.

Sara releva la tête et comprit à son regard qu'il était vraiment sérieux. Mais elle ne voulait pas entendre ce qu'il avait à dire.. Pas maintenant. Elle avait trop peur de la réalité, de ce qu'il s'apprêtait à dire, elle avait peur qu'il s'en aille, et qu'ils soient à nouveau séparé.
- Pas maintenant Michael..., répéta la jeune femme.

Le jeune homme comprit ses pensées, et après tout, il aurai tout le temps de faire cela demain, se dit-il avant de perde tout contrôle et de la prendre dans ses bras. Michael la porta jusqu'au lit. Ils y retombèrent tous les deux, se dévorant de baisers ardents, leurs mains courant fiévreusement sur leurs corps qui tressaillaient. Il y avait quelque chose de sauvage dans cette étreinte, quelque chose de primitif qui les libérait, annihilant toute retenue. Leurs lèvres se mêlaient, leurs dents se heurtaient tandis qu'en eux montait une envie irrépressible...

Avec fièvre, Sara se mit défaire les boutons de sa chemise, avide de le voir, de le toucher. Comme s'il avait deviné son impatience, il acheva de se déshabiller lui-même. Quand il eut finit de lui faire pareil traitement, il ne put s'empêcher de résister plus longtemps. Son corps paraissait sculpté par les plus habiles des artistes, réveillant des trésors de sensualité qu'il entreprit d'explorer. Ses caresses se fit plus audacieuses et Sara poussa un cri rauque, tandis qu'un premier orgasme la terrassait. Suivant un itinéraire compliqué, il se mit à embrasser chaque parcelles de sa peau.

Pas un instant, elle n'avait fermé les yeux, le dévorant du regard. Et dans ses prunelles, il devinait comme un voile qui masquait à présent la flamme qu'il y éveillée. Incapable de résister plus longtemps, il la serra très fort dans ses bras et entra délicatement en elle.

Sara répondait à chacune de ses impulsions, se cambrant pour mieux le laisser glisser au creux de son corps incandescent. Leurs gestes étaient lents et amples, faisant croître à chaque instant leur désir.
La jeune femme sentait son c½ur battre à tout rompre tandis que Michael lui prit la bouche avidement.
- Sara..., murmura Michael d'une voix suppliante.

En l'entendant prononcer son nom, elle sentit brusquement la vague déferler sur elle, l'emportant sur son passage dans un maelström tourbillonnant de sensations presque insoutenable.
Et Michael était avec elle, relâchant le peu de contrôle qui lui restait pour l'accompagner dans cette ultime délivrance qui ressemblait au néant...


Sara ouvrit lentement les paupières, et perçut la faible lueur qui transperçait les rideaux de satin bleu. Elle tourna la tête vers Michael, mais trouva la place vide. Fronçant les sourcils, elle se jeta hors du lit et enfila un tee-short ample avant de gagner le salon, où elle espérait le trouver.

Le salon était vide... C'est alors qu'elle entendit du bruit dans la cuisine... Elle ouvrit la porte sans faire de bruit et le vit. Michael était là, il regardé à l'extérieur, par la petite lucarne, simplement vêtu de son pantalon. Souriante et heureuse de voir l'homme qu'elle attendait depuis des années, dans sa maison, elle s'avança vers lui silencieusement sur la pointe de ses pieds nus.
- Bonjour, mon amour..., fit-elle en traçant lentement d'un doigt, un chemin de son tatouage qui s'étendait jusqu'en bas de son dos.
Le jeune homme sentit milles frissons le parcoururent. Il lui agrippa les poignets et la fixa, de ses prunelles étincelantes.
- Bonjour ma chérie, fit-il en l'enlaçant.
Ils restèrent tous deux ainsi pendant quelques minutes.
- Il faut que l'on se parle Sara, continua Michael en la relâchant un peu son étreinte.
Posant son front contre le sien, Sara lui sourit.
- Je sais Michael...
- Viens, fit-il en la prenant par la main.

Michael s'installa sur une chaise et fit tourner Sara de sorte à ce qu'elle se retrouve sur ses genoux.
- Je pensais que tu voulais parler Scofield ! Dit-elle, en éclatant de rire.
Michael lui rendit sons sourire mais ne l'accompagna pas dans son éclat ni dans son regard malicieux. Il voulait rester sérieux car sa vie en dépendait.
- Sara... murmura-t-il en la serrant un peu plus contre son corps. Je t'aime et je ne veux pas être séparé de toi à nouveau et... Emma.

La jeune femme sentit de la tristesse dans la voix de Michael, et ne put s'empêcher de penser que tout ceci n'était pas terminé. Elle pensa aussitôt à sa fille... Il ne pouvait pas la mettre en danger...
- Michael ! Dis-moi ce qu'il se passe ? Demanda-t-elle d'une voix grave.
- Il faut que je quitte le pays Sara... Chut..., fit Michael en la serrant afin de la calmer.
La jeune femme n'en croyait pas ses oreilles, elle tenta de se lever en se débattant mais les bras de Michael l'avait encerclé.
- Ce n'est pas ce que tu crois Sara, cria-t-il d'une voix plus forte. Je veux que vous veniez avec moi , Emma et toi...
- Michael, murmura-t-elle avant de se calmer.
- Je suis désolé, je n'aurai pas du t'annoncer cela comme ça.
- Mais pourquoi dois-tu absolument partir ? Demanda Sara, d'une voix sérieuse.
Michael poussa un soupir afin de se donner un peu de courage avant de lui répondre :
- Pad-man et Kim courent toujours en liberté, et Lincoln pense que se serait plus prudent de quitter le pays jusqu'à ce qu'il mette la main dessus...
- Tiens ! Il veut protéger son petit frère ! Dit-elle sur un ton sarcastique, en se dégageant enfin de Michael.

Le jeune homme suivit Sara du regard, il voyait qu'il la faisait souffrir à nouveau et lui demandait une fois de plus de faire un choix difficile.
- Sara... je comprendrais si tu ne veux pas me suivre, mentit-il d'une faible voix.
La jeune femme s'adossa contre l'évier et le regarda, les sourcils froncés.
- Et où comptes-tu aller cette fois ?
- Il y a une grande maison sur la plage qui n'attend plus que nous trois, chérie, l'informa Michael en se levant.
Sara poussa un murmure étouffé avant d'ajouter :
- Tu as pensé à Emma ?
- Si c'est de sa sécurité dont tu parles, je t'assure qu'elle ne risquera rien tant que je serai vivant, fit-il d'une voix sure.

Sara savait d'avance que Michael ne risquerait pour rien au monde la vie de son enfant. Elle le vit avancer d'un pas, et ne put résister de se jeter dans ses bras.
- Mon amour, fit-elle, laissant ainsi les larmes s'échappaient de ses yeux.
- Sara, dit-il avant de prendre sa bouche dans un doux baiser.
- Fuir avec toi encore une fois..., où ça, cette fois ? Demanda-t-elle d'un air taquin.
- A Baja, répondit-il en lui caressant le visage. A... Alors ? Demanda-t-il en hésitant.

Il surprit les lèvres de la jeune femme s'entrouvrirent mais elle se ravisa. Accepte mon amour, je ne pourrais pas vivre sans toi, se disait-il, en sentant son c½ur battre rapidement.
- Tu m'avais fait une promesse à Fox River...
- Sara ! L'interrompit brusquement Michael.
La jeune femme lui donna alors, un léger baiser avant d'ajouter, les lèvres sur les siennes :
- Tu as intérêt de me l'offrir cette bière à cinquante cents...




- CHAPITRE 6-



Quelques heures plus tard, tandis que Michael et Sara préparaient les valises avec une petite fille, tout excitée de partir à l'aventure, un événement inattendu se passait à Chicago.


- Très bien... oui, Monsieur, disait-il Lincoln avent de raccrocher le téléphone.
Il posa un soupir de soulagement et s'affaissa dans le canapé de son bureau tant il n'en revenait toujours pas. Alors que ses espoirs de retrouver Padman et Kim étaient anéantis, le Pentagone venait d'informer le FBI qu'ils avaient retrouvé leurs traces, cette fois, ils en étaient certains. Mais, Lincoln n'avait pas de temps à perdre, il devait interroger une nouvelle fois Renols, avant de se rendre sur les à l'aide de ses hommes et de la CIA.

Pendant qu'il réfléchissait au déroulement de l'enquête, son téléphone sonna de nouveau. Il décrocha à la hâte. Ce fût la personne qu'il désirait entendre, et poussa un soupir quand il entendis sa voix.
- Et Sara et toi ? Demanda-t-il aussitôt.
- Nous prenons l'avion dans deux heures, Linc.
- Super, fit Lincoln, d'un air satisfait. Michael... quand vous arriverez ici, je ne serais pas là mais Jane te donneras ce dont vous avez besoin.
- Où vas-tu ? Demanda Michael, soucieux.
- Le Pentagone les ont retrouvés, frérot, l'informa-t-il, ne cachant pas sa joie.
- Tu n'es pas obligé d'y aller, Linc...
- Écoute... je sais mais je voir ses pourritures enfermés de mes propres yeux...
- Linc..., souffla Michael, d'une voix inquiète.
- Michael ! Cela fait cinq ans que j'essaie de leur mettre la main dessus et rien, ni toi m'empêchera d'y aller, fit-il d'une voix forte et certaine, de la décision qu'il venait de prendre.

Michael resta un instant silencieux, il ne voulait pas que son frère prenne des risques. Il savait que c'était dangereux...
- Michael ?
- Oui..., répondit-il d'un air las.
- Je ne te demande qu'une chose... Ais confiance en moi pour une fois, Michael, répondit Lincoln avant de raccrocher.

Il savait pertinemment que son frère craignait qu'il lui arrive malheur. Il se prit soudain à sourire et ouvrit un tiroir qui résista un peu avant d'en sortir un dossier èpaix, qu'il posa sur le bureau.
Il regarda à l'intérieur si tout était là. Un nouveau passeport, quelques papiers administratifs et des titres bancaires qui s'élevaient à plus de six millions de dollars.
Fronçant soudain les paupières, Lincoln prit une feuille de papier et entreprit d'écrire une lettre à son jeune frère. Après une bonne dizaine de minute, il la rangea dans le dossier, au milieu des autres documents.

C'est avec un regard noir qu'il quitta son fauteuil et s'avança vers une armoire, à l'autre bout de la pièce. Il en tira une arme et la mit dans sa poche intérieure de sa veste. Il jeta un regard empreint de regret vers le dossier jaune, laissé là où il l'avait mit quelques minutes plus tôt, et murmura doucement :
- Pardonne-moi Michael...


Vérifiant que tout était prêt, Sara jeta un regard plein d'amertume autour d'elle. Elle ferma la porte du magasin et se tourna vers Michael.
- Je suis prête, fit-elle, posant une main sur son torse.
Michael lui rendit son sourire et la fixant d'un regard transperçant d'amour, il lui caressa la joue.
- Nathan ne devrait plus tarder... et toi ? Tu as prévenu tes amis ? Demanda-t-il, curieux.
- Oui, ils me souhaitent d'être enfin heureuse, mais...
- Mais ?
- Je n'oublierai jamais ce qu'ils ont fait pour moi, Michael. C'est grâce à eux que j'ai pu me reconstruire et...
- Chérie, tu les reverras mon amour, dit-il d'une voix apaisante avant de la prendre dans ses bras.
- Papa ! Aide-moi ! Cria soudain Emma, essoufflée de retenir Mika qui voulait s'échapper de l'emprise de ses bras.
Michael prit la chatte dans ses bras afin de libérer sa fille du fardeau qu'elle tenait depuis un moment.
- Je t'avais dit de la mettre dans son panier, ma chérie, dit-il d'une voix pleine de tendresse pour sa fille, Avant de joindre le geste à sa parole. Regarde, elle pourra ronronner en volonté.

A cet instant, la voiture sombre aux vitres teintées s'arrêta devant eux et Nathan en sortit.
- Bonjour, fit-il d'un sourire en s'avança vers le jeune homme.
- Sara, je te présente Nathan. Nathan, Sara et voici Emma, informa Michael en prenant sa fille dans ses bras, fier de pouvoir la présenter.

Michael l'avait informé que la petite était sa fille, quand il l'avait contacté une heure auparavant. Mais en admirant le visage de cette petite fille, Nathan l'aurait deviné par lui-même, tant la ressemblance était frappante. La forme de son visage, l'expression de son regard et ses yeux... on aurait dit qu'un dessinateur avait reproduit traits pour traits, les affinités et les contours de Michael, sur le visage doux de la fillette, blottit dans ses bras...


Après les présentations, Nathan aida Michael à mettre les valises dans le coffre. Un dernier regard vers sa boutique, Sara s'installa à l'arrière du véhicule aux côtés de sa fille et de Michael. Le jeune homme posa aussitôt son bras autour de ses épaules, comme pour la rassurer.
- Ca va ? Lui demanda-t-il d'une voix tendre.
- Oui, répondit-elle dans un murmure avant de lui sourire faiblement.
Pendant le trajet qui les séparaient de l'aéroport, Sara resta silencieuse et faisait mine de se concentrer sur le paysage, à travers la vitre épaisse. Seule, la petite Emma ne cessait de poser des questions à son père sur sa nouvelle maison.
- Tu verras ma puce, je suis certain que tu t'y plaira, répondit-il tendrement, en lui donnant un baiser sur le front.

Michael lançait des regards furtifs vers Sara mais elle avait toujours la tête tournée de façon à ce qu'il ne pouvait voir l'expression de son regard. Il s'en voulait au plus profond de son être, tellement qu'il sentait la jeune femme souffrir. Elle n'avait pas hésité à tout abandonner une fois de plus pour lui. Et pour obtenir quoi ? Elle méritait d'avoir une vie heureuse, sans problème, et Michael n'était pas certain de lui donner tout cela...

Quelques heures plus tard, Emma s'endormit profondément sur le siège de l'avion. Michael se leva et prit sa fille dans ses bras pour la poser délicatement sur les fauteuils aux côtés de Nathan, une rangée de siège devant.
- Comment vas Sara, demanda Nathan, d'une voix basse pour ne pas la réveiller.
- Je ne sais pas...je vais lui parler, fit Michael avant de regarder le doux visage de sa fille endormie.
- Ne t'inquiète pas, je reste près d'elle.
Michael remercia Nathan en lui souriant et partit d'un pas pressé rejoindre Sara.
La jeune femme essayait désespérément de garder les yeux fermés. Mais quand elle sentit les lèvres chaudes de Michael se posaient dans le creux de son cou, elle faiblit. Remarquant son trouble, il profita de la situation et lui déposa une nuée de baisers passionnés.
- Scofield !

Elle ouvrit les yeux et le regarda, les joues rosies d'émotion. Elle surprit l'étincelle brillante de désir dans ses yeux et ne put s'empêcher de déclarer :
- Tu es incorrigible, Michael Scofield !
- Pourquoi, n'ais-je pas le droit d'embrasser la femme que j'aime ? Demanda-t-il, sur un ton ironique.
- Nous ne sommes pas seuls, il y a bien une quarantaine de personnes autours de nous, l'informa Sara en riant.
- Oui... mais regarde, ils dorment pratiquement tous ou ils sont concentré dans leurs films, dit-il avant de prendre sa bouche d'un long baiser qui se fut plus passionné.
- Je t'aime Sara...
- Je t'aime aussi Michael, répondit la jeune femme en se lovant dans ses bras.
- Es-tu certaine que tu ne regretteras pas de m'avoir suivie ? Demanda-t-il, d'une voix saccadée par l'appréhension de sa réponse.

Poussant un soupir, la jeune femme se redressa et fixa un moment son regard sans répondre. Elle lui caressa le visage d'une douceur infinie qui le fit fermer les yeux.
- Je n'ai jamais regretté Michael... Je suis heureuse d'être enfin à tes côtés... J'ai prié tous les jours depuis cinq longues années pour ton retour. Si je n'aurai pas eu notre fille, je...
- Chut, l'interrompit Michael en la prenant dans ses bras.
Le jeune homme sentit à ce moment la grande souffrance qu'elle avait éprouvé en le perdant et s'en voulait lui-même d'être le seul responsable de cette souffrance qu'elle garderait, probablement en elle jusqu'à la fin de sa vie.
Sara se serra un peu plus contre son corps et ferma les yeux.
- Tu n'as plus à avoir peur, mon amour... plus jamais, je ne te quitterai... je te le promets...


Tandis que Lincoln mettait les pieds en Russie pour la seconde fois, il retroussa le col de son anorak jusqu'à son cou. La neige avait recouvert toutes les routes, et partout, se dressait d'immenses congénères sur les bas côté. Il faisait si froid qu'il pouvait à peine bouger les doigts sans ressentir une douleur qui lui montait jusqu'aux poignets. Cela faisait maintenant deux heures qu'il parcourait la route avec deux équipes de surveillance, afin de rencontrer le colonel Snraff, dans sa base militaire.

Cet homme les aidait dans l'enquête depuis le début. Toute cette histoire avait commencé il y a plus d'une vingtaine d'années, Padman travaillait avec lui mais quand il avait eu un différent avec le colonel Snraff au sujet d'une mission sur les satellites espions dans le pays, Padman avait réussi à dérober des codes secrets dont personnes n'avaient accès, et surtout pas des personnes sans scruptules. C'est alors que quelques années plus tard, Padman s'était infiltré dans la compagnie où son père travaillait. Les deux hommes s'étaient liés d'amitié et se retrouvait souvent les soirs après leur travail, sirotés quelques verres d'alcool dans les bars.
Il s'était bien foutu de toi, se disait Lincoln, l'air nostalgique en relisant une fois de plus les rapports qu'il tenait à la main.

Lincoln n'avait aucun souvenir de cet homme, il était trop jeune et s'il n'était pas tombé machinalement sur une photo où il était dans ses bras, il n'aurait jamais fait le rapprochement. Aldo Burrosw s'était laissé influencer par cet homme qui lui avait promit de le mettre à la tête de l'affiche du Cartel. Mais après que son père avait fabriqué cette micro-puce, quelques années plus tard, alors que Michael n'avait que cinq ans, il n'entendit plus jamais parlé de lui. Bien sur, Aldo avait déjà tout perdu, il avait mis ses deux fils sur le côté et sa femme, qui mourut peu de temps après. Malgré tout, il continua son combat avec le Cartel afin de le retrouver car il fallait détruire cette puce. Certes, il savait qu'elle était inactive pendant vingt ans car les codes étaient bloqués pour plus de sécurité. Mais son père, ni la compagnie n'avait réussi à savoir où était cette puce jusqu'au jour où Lincoln avait était piégé...

Ils savaient que Michael allait venir l'aider coût que coût et le sortir de Fox River, tout était programmé. Bien sur, s'en le savoir, les deux frères avaient réussi à les semer plusieurs fois, pendant leurs fuites mais maintenant tout était différent car Lincoln savait la vérité...
Soudain, perdu dans ses pensés, il sentit la voiture perdre de la vitesse et s'aperçut qu'ils entraient dans la base.

Quelques minutes plus tard, il fut présenté à Snraff qui l'accueillit chaleureusement.
- Bonjour, monsieur Burrosw, fit l'homme avec son accent gras.
Lincoln hocha la tête et prit la main qu'il lui tendait.
- Installez-vous, monsieur...
- Lincoln !
- Lincoln...dites-moi une chose mon garçon..
- Oui, répondit Lincoln, regardant le regard du colonel qui devait avoir une soixantaine d'années.
- Votre frère, Michael... sait-il qu'il détient cette micro-puce ?
- Non! Je ne lui dirais jamais...
- Lincoln, il faut le lui dire... imaginez qu'un autre que Padman prends la relève ? Votre frère ne sera jamais en sécurité. Il sera toujours poursuivit par une personne qui prendra la suite de Padman et de Kim... le seul moyen est que l'on détruise cette puce, Lincoln.
Lincoln leva les yeux vers le colonel d'un regard noir, il ajouta :
- La détruire ? Vous savez tout comme moi que mon frère risque sa vie si on l'enlève...
- Non ! J'ai fait quelques recherche justement. J'ai contacté un grand chirurgien qui est prêt à accepter notre collaboration.

Lincoln n'en revenait pas. Il savait au plus profond de lui que cette solution serait mieux pour tout le monde, mais Michael avait tant fait pour lui... Jamais il commettra cette erreur au risque de tuer son frère.
- Comment voulez-vous que j'accepte cela ? Il s'agit de mon frère, colonel ! Cria-t-il d'une voix forte.
- Je ne vous demande pas votre accord Lincoln, mais il s'agit de la sécurité mondiale...je suis désolé..., fit-il avant de se lever.


Michael ouvrit la portière de la voiture afin d'aider Sara à sortir et prit la fillette dans ses bras. Le voyage s'arrêta là pour l'instant, Lincoln lui avait dit de rester chez lui, avec Jane pendant deux à trois jours afin qu'ils se reposent tous. Nathan ouvrit la marche, suivit de Michael, Emma dans ses bras et une Sara qui avait encore les traits du visage durcit par l'inquiétude.

La demeure de Lincoln surplombait d'immense jardins fleuris, mais elle était trop groupe pour un couple qui y vivait, pensait-elle. La jeune femme s'était contenté avec un trois pièce jusque maintenant. Soudain, elle mit fin à ses pensées en apercevant Jane, souriante qui se tenait sur le perron pour les accueillir. Les deux jeunes femmes s'étreignit avec tendresse devant le visage attendrit de Michael.

- Tu m'as tellement manqué, Sara..., avoua Jane en desserrant son étreinte.
La jeune femme lui donna un sourire pour toute réponse, et se tourna vers Emma qu'elle prit des bras de son père.
- Voici Emma, fit-elle en la présentant.
- Oh mon dieu..., murmura-t-elle, stupéfaite de la ressemblance avec Michael. Bonjour Emma, continua Jane, d'une voix tendre, caressant les nattes de la fillette.
- Ma chérie, voici ta tante Jane, fit Michael qui s'était approché d'elles.
- Bonjour, répondit timidement la petite avant de bailler, la bouche grande ouverte.
- Cette petite est exténuée ! Interrompit Nathan en riant.
Il était déjà plus de dix-neuf heures et la lueur du soleil commençait à s'assombrir.

Jane fit entrer ses invités, tandis que Nathan prit congé d'eux. Elle les fit entrer dans le salon afin de leur servir quelques rafraîchissements. L.J fit alors irruption dans la pièces quelques minutes plus tard, pendant que Michael installait Emma à la table.
- Oncle Mich..., fit-il avant de se jeter dans ses bras.
Michael n'avait pas encore revu son neveu, la dernière fois, il l'avait aperçut, avec sa fiancée depuis la fenêtre de sa chambre. Mais il était repartit très vite car il avait des obligations professionnelles.
- Félicitation, mon gars. Jane m'a dit que tu te marié dans deux mois..
- Oui, merci... content de te voir oncle Mich, fit-il avant de se précipiter vers Sara.

La jeune femme s'était levé à son tour afin de l'accueillir dans ses bras. Ils restèrent un instant dans cette étreinte émouvante, sans prononcer un mot.

Quelques minutes plus tard, elle lui présenta Emma, les yeux embués de larmes, tant elle était heureuse de le revoir. L.J lui avait remonté le moral et aimer l'écouter quand il lui parlait de Michael. Il vénérait son oncle et le jeune homme lui en avait bien plus apprit sur lui que Michael le lui en avait dit. L.J était tellement sur de lui, se rappela-t-elle, il lui disait souvent ses paroles réconfortantes qu'elle avait tant besoin d'entendre. « Tu verras Sara, je suis certain que vous allez vous retrouver, je connais Oncle Mich, il fera tout pour sortir de là ».
- Bonjour? Emma? Fit le jeune homme, d'un ton joyeux. Je m'appelle L.J, je suis ton coussin.
La petite daigna quitter son assiette des yeux et regarda d 'un air interrogateur ce grand garçon aux cheveux bruns qui se tenait elle.
- Tu es mon coussin ? Demanda-t-elle d'une voix septique.
- Oui, ma puce.... Je suis le fils de ton oncle Linc, euh... qui est le frère de ton papa.
- Tu as vu maman ! J'ai enfin mon papa, une tante, un coussin et un oncle... Linc ! Mais il où, lui ? Demanda la fillette, scrutant la pièce du regard, l'air intriguée.
Michael surprit à cet instant le visage de Jane blêmir. Il lança un regard vers Sara, qui comprit qu'il lui demandait de l'aide afin qu'elle réponde à leur enfant.
- Il travaille, ma chérie. Tu le rencontreras plus tard, fit Sara. Mais dis-moi, tu as déjà terminé ton repas ! Il est temps d'aller de coucher ma puce, continua sa mère avant de la prendre dans ses bras.

Chacun leurs tours, ils embrassèrent la fillette en lui souhaitant une bonne nuit. Jane accompagna Sara et la petite, avec Mika, la chatte qui courrait derrière eux.
Michael se retrouva seul avec son neveu et s'installèrent l'un à côté de l'autre, dans le sofa.
- Tu m'as beaucoup manqué...
Tournant la tête légèrement sur le côté, Michael le regarda avec tendresse.
- Toi aussi L.J, tu m'as manqué, fit-il dans un soupir. Je suis content que tout s'est arrangé pour toi. Dis-moi... tu as l'air de bien t'entendre avec Sara ? Lui remarqua Michael.
- Oui... c'est une fille super oncle Mich. Quand elle est venu avec papa, je n'avais jamais vu quelqu'un d'aussi désespéré, informa L.J, en soupirant. Elle n'a jamais cessé de penser à toi.
- Je l'ai tellement fait souffrir, se confia Michael, d'une voix pleine de regret.
- Oncle Mich, vous vous aimez tous les deux alors, ne penses plus au passé, et... ta fille est magnifique ! Tu dois ne penser qu'à eux deux, maintenant.
Michael ne put s'empêcher d'éclater de rire.
- Tu es devenu psychologue maintenant ? Demanda-t-il, d'un air ironique.

L.J attrapa alors un oreiller, posait sur le canapé et frappa son oncle de toutes ses forces.
Quelques minutes plus tard, Sara et Jane firent interruption dans la pièce et éclatèrent de rire toutes les deux.
- Michael ! Je ne peux pas te laisser cinq minutes seuls ! Remarqua Sara, tentant de porter secours à L.J, qui était écrasé par le corps de son oncle.
- Il m'a cherché ! Se défendit Michael en souriant.
- Vous êtes de vrais gamins ! Fit Jane en les regardant rire...
Quelques heures plus tard, Michael rejoignit Sara dans la chambre. Depuis le dîner, il n'avait qu'une hâte, se retrouver seul avec elle. Elle était tourné sur le côté, dans les draps d'un blanc immaculé. Le jeune homme se déshabilla et s'allongea près d'elle avant de la serrer contre son corps.

- Sara...
Elle se tourna vers lui et plongea son regard dans le sien, brûlant de désir. Incapable de contenir sa fougue plus longtemps, Michael prit possession de ses lèvres...
Le lendemain matin, Michael l'avait réveillé tendrement par le même assaut qui les avait étreignit presque toute la nuit. Avant de quitter la chambre, Michael lui avait informé qu'il devait parler à Jane.
Elle se dirigea alors dans la salle de bain, et s'avança vers la glace qui surmontait le lavabo. Elle se contempla longuement, cherchant sur son visage des traces de ce qui venait de se passer. Ses yeux paraissaient comme voilés et sa bouche était légèrement tuméfiée par les baisers dévorants qu'ils avaient échangés. Ses cheveux étaient emmêlés et, sur sa peau, elle distingua une trace de morsure bleutée au niveau de son épaule droite.

Soudain, elle entendit du bruit dans le couloir. Elle se précipita dans la chambre et distingua mieux les éclats de voix.
- Michael ?
Elle ouvrit aussitôt la porte et découvrit le visage dur de Michael, Jane, en pleure, derrière lui...

# Posté le samedi 24 novembre 2007 17:58

Chapitre 7 et 8...

Chapitre 7 et 8...
-CHAPITRE 7-


Une panique s'empara dans le creux du ventre de Sara.
- Je suis désolée, Sara, fit Jane avant de disparaître.
- Sara... viens, fit Michael avant de l'attirer dans ses bras et le serrer très fort contre lui.
- Que se passe-t-il, Michael ? Demanda la jeune femme, d'une voix saccadée par l'appréhension.

Michael la fit asseoir sur le lit et s'agenouilla devant elle. Il lui prit ses mains dans les siennes et la regarda d'un regard qui lui rappela le pire...pendant leur fuite. Elle ferma les yeux pour ne plus y penser, afin de s'évader...
- Sara ! Écoutes-moi, ma chérie, fit-il d'une voix tendre malgré la peur qu'il avait qu'elle le rejette.
- Non, Michael ! Répondit la jeune femme, d'une voix suppliante, en dégageant ses mains des siennes. Je sais ce que tu vas me dire... ajouta Sara, laissant les larmes coulaient le long de ses joues.

Le jeune homme poussa un soupir et lui essuya ses joues humides.
- Ma chérie...
- Tu vas partir rejoindre Lincoln ?
- Oui..., répondit Michael dans un souffle.
- Je m'en doutais ! Cria-t-elle avec colère. Je savais que je n'aurais jamais dû penser un seul instant que l'on pouvait former une famille.
-Sara, s'il te plait... supplia le jeune homme en prenant le visage de Sara entre ses mains.

Mais la jeune femme était en colère contre lui, à bout... Elle se leva brusquement et s'avança vers la fenêtre. Michael aurait voulu à cet instant la prendre dans ses bras mais quand elle se retourna vers lui, son regard sombre et impénétrable l'en dissuada.
- Laisse-moi, Michael... laisse-nous...
- Non, ma chérie, je vais revenir et...
- Non ! J'en ai assez de tout cela ! J'avais réussie à reconstruire une nouvelle vie pour notre fille... à me reconstruire ! Tu débarques au bout de cinq longues années qui m'ont parut une éternité ! Cela fais à peine quarante-huit heures que tu es revenu... oh mon dieu, que vais-je dire à Emma ? Finit-elle par murmurer en se laissant glisser le long du mur, éclatant en sanglot.

Le jeune homme s'agenouilla devant elle. Il souffrait tellement à l'intérieur de son âme de la voir dans cet état. Elle avait raison, elle ne méritait pas cette vie.
- Je t'aime Sara, je reviendrais et...
Sara leva la tête vers lui et soudain, elle l'embrassa.
Michael sentit de la colère dans son baiser, comme si celui-ci serait le dernier, l'ultime baiser qu'elle lui donnerait...

Quelques instants plus tard, il la releva avec tendresse. Sara posa les mains sur son torse en sorte de faire de ses deux bras tendus, un barrage entre leur deux corps.
- Sara ! Écoutes-moi, je t'en prie, fit-il d'une voix forte.
La jeune femme secoua la tête en signe de protestation. Elle voulait qu'il sorte de sa vie à jamais, elle ne voulait pas que sa fille vive la même souffrance qu'elle ressentait.
Mais Michael devina ses pensées, et il ne voulait surtout pas la perdre. C'est alors que la colère l'emporta, il emprisonna les poignets de la jeune femme et la plaqua brutalement contre le mur. Sara se débattit de toutes ses forces mais Michael résista, il était bien plus fort qu'elle.
- Calme toi Sara ! Regarde-moi ! Regarde-moi ! Hurla-t-il sur un ton autoritaire.
Elle finit par lever les yeux vers lui.
- Lincoln m'a laissé une lettre, elle explique que j'ai une micro-puce dans la tête, Sara... Je dois le rejoindre en Russie, c'est la seule solution pour qu'ils me laissent vivre en paix !
Sous le choc, la jeune femme trembla de tous ses membres. Michael desserra enfin son étreinte et l'aida à s'installer sur le lit.
- Que... qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que tu me racontes, Michael ? Bredouilla la jeune femme, d'une voix plus calme.
- Je viens d'appeler mon frère...il n'était au courant de cette puce que depuis...depuis le Panama, Sara...
- Mais qui te la mit dans le crâne ?
- Michael ?
- C'est une micro-puce qui détient des codes top-secret qui permettrait à faire exploser tout un continent.
- Oh mon dieu !
- Toute cette conspiration était basé sur moi, Sara..., il voulait les codes...
- Mais..., tu veux dire qu'il se servait de Lincoln comme appât ?
Michael hocha lentement la tête afin de répondre à sa question. Il la reprit dans ses bras et cette fois, la jeune femme se laissa faire.
- Padman s'était servi de mon père pour qu'il fabrique ce logiciel. Cela lui a prit des années, mais il y est arrivé. A l'âge de cinq ans, j'ai été placé avec un homme qui m'enfermé dans une pièce sombre, sans lumière. Je ne me rappelle pas du « comment » il a fait pour m'introduire cette puce... ce dont je me suis souviens, c'est d'avoir été libéré par Aldo. Il avait tué mon père adoptif de ses propres mains. Lincoln m'a dit que quand papa était venu, il ne savait pas encore que je détenais cette puce...

Remplit d'émotion en parlant de son père, Michael versa une larme qu'il retenait depuis tellement longtemps.
- Michael ! J'ai si peur..., fit-elle en le serrant dans ses bras.
- Moi aussi, ma chérie, avoua le jeune homme d'un air las.
- Que vont-ils te faire ? Es-tu certain que tu ne cours aucun danger ?
- Non, ne t'inquiète pas, la rassura-t-il, en la berçant dans ses bras. Linc et tout ses hommes sont là-bas, et grâce au colonel qu'il a rencontré, un très bon chirurgien m'ôtera cette satanée puce, pendant qu'ils boucleront Padman et Kim.
Sara poussa un soupir, elle devait croire en ce qu'il disait. Elle n'avait pas le choix, elle voulait lui accorder cette confiance qu'il souhaitait... encore une fois...


Le soleil brillait et il n'y avait aucun nuage à l'horizon. Sara contemplait, d'un air pensif, sa petite fille qui s'amusait avec L.J dans la piscine. Assise à ses côtés, sous la véranda qui les protégés de la chaleur étouffante de l'après-midi, Jane la fixa. Cela faisait déjà deux jours qu'il était partit rejoindre son mari,e t après son départ, Sara n'avait fait que pleurer.

- Sara... tout se passera pou le mieux, fit Jane afin de la rassurer.
La jeune femme la regarda, ses yeux commencèrent à briller par les larmes qui voulaient retenir.
- Comment peux-tu en être aussi certaine ? Demanda Sara en essuyant ses yeux.
- Je... je n'en suis pas certaine, admit-elle au bout d'un moment de silence. La femme de Lincoln tourna la tête en direction de la piscine et ajouta d'une voix triste :
- Ils ont quelques choses de très cher à leurs c½urs, ici... je suis convaincue qu'ils ne feront rien de stupide pour les revoir, ajouta Jane, émouvante.
Sara lui prit alors la main d'un faible sourire. Elle se sentait si égoïste à cet instant. Elle n'était pas la seule à souffrir, Jane aussi, son mari était en danger...
- Jane, je suis désolée... je dois te paraître égoïste...
- Non, je te comprends Sara... Michael a toujours fait ce qu'il fallait pour faire sortir Lincoln des ennuis... mais, arrêtons de penser à tout cela ! Fit-elle, afin de ne pas verser de larmes.
- Oui... accepta Sara dans un souffle pour se ressaisir par les émotions.
- Que vas-tu faire, maintenant ? Lui demanda Jane.
- Je ne sais pas encore... Michael m'a dit que je devais l'attendre ici...
- Bien sur... tu es ici chez toi, ma chérie.
- Merci Jane, fit-elle en lui serrant un peu plus fort la main. Dis-moi, sais-tu que sont devenus les autres évadés ?
- Oui... je pense que Bagwell a été arrêté depuis plus de trois ans, normalement, il devrait être exécuté.

Sara sentit un soulagement l'apaisait un peu, qu'il était enfin enfermé et qu'il ne pouvait plus faire de mal à quiconque.
- Michael le sait-il ? Demanda-t-elle, d'un air septique.
- Non, je ne pense pas que Lincoln ait eu le temps de le mettre au courant.
Jane et Sara s'échangèrent un faible sourire.
- Et Sucre ? Fernando Sucre ?
- Fernando va bien, Lincoln la fait disculpé et il court des jours heureux avec sa fiancée et leur fils, Marco.
- Tant mieux, fit Sara dans un soupir de soulagement. Il avait sauvé la vie de Michael quand ils se trouvaient à la frontière du Mexique...
- Oui, c'est pourquoi Linc lui a tendu la main, Sara.. Fernando a hâte de le revoir, il la attendu lui aussi, il n'est toujours pas marié avec Maricruss, il attend son témoin, semble-t-il.
- Tu veux qu'ils ne sont toujours pas mariés ! Mais où vivent-ils ? Demanda Sara, l'air curieuse.
- Hum... je ne peux pas te le dire Sara, mais Michael le reverra, soit-en certaine, informa la jeune femme, en riant faiblement.
Sara ne put s'empêcher de se souvenir, il y a deux jours de cela, déjà deux jours, où il n'était plus là...

* *
*


Il faisait nuit, elle était en sanglot et le visage de Michael était empli de tristesse. Il se disait optimiste sur la tournure qu'allait prendre les événements. Il avait passé la journée avec leur fille, à l'embrasser, faire des câlins, il avait joué avec elle, à ce qu'elle décidait du haut de ses quatre ans...
Sara avait perçu de la tristesse sur le petit visage de sa fille quand son père lui avait expliqué son départ. Emma s'était jeté dans ses bras et l'avait serré si fort que ses joues étaient devenues rosies par l'effort.
- A bientôt, ma chérie..., lui avait-il dit avant de l'embrasser et la donnée dans les bras de Nathan.
Nathan était si gentil avec la petite, Sara ne les avait pas quitté du regard quand ils disparurent dans la maison, les laissant seuls tous les deux...
La nuit était là, le ciel magnifique avec les étoiles qui illuminés leurs visages. Ils étaient seuls, dans ce doux climat chaud d'une nuit d'été, elle pleurait...
Michael l'avait prise dans ses bras et lui avait donné un doux et long baiser, plein de promesse...
- Promets-moi que cela ne recommencera pas comme il y a cinq ans..., lui avait-elle murmuré, d'une voix pleine de souffrance et d'espérance.
- Non, mon amour, je compte bien être présent, à tes côtés pour la naissance de nos futurs enfants, Sara, lui avait-il répondu, d'un léger sourire.

La jeune femme s'était une fois de plus lové dans ses bras. Quelques minutes passaient, sans un mot, sans aucune paroles, ils n'avaient pas besoin de ce dire les choses. Leurs deux c½urs savaient déjà qu'ils étaient unis à jamais, quoi qu'il se passait...
Michael l'embrassa une dernière fois, le regard brillant et humide avant de disparaître dans la nuit, laissant Sara seule, les bras ballants, l'âme vidée, de tous sentiments...



-CHAPITRE 8-




Une équipe du FBI, composait de quatre homme en costume noir était chargé de la sécurité de Michael. Des son arrivée, les agents l'emmenèrent à la base militaire situé près de Moscou, où son frère l'attendait, impatient.

Lincoln restait concentré, installé sur une chaise dans le bureau du Colonel.
- Ne vous inquiétez pas, Lincoln... tout se déroulera comme nous l'avons prévu, fit l'homme en uniforme, posant une main réconfortante sur son épaule.
- Oui... souffla Linc, avant de lui demander, d'une voix suppliante. Promettez-moi que vous détruirez cette micro-puce !
- Je vous le promets Lincoln, vous serez présent même, si vous le souhaiter, répondit le colonel en s'installant en face de lui. Des que votre frère sera arrivé, il restera à la base, dans un quartier sécurisé, pendant que vos hommes et les autres intercepterons Padman et sa troupe...
- J'y serai !
- Non Lincoln ! Vous nous avez assez aidé, et nous avons des unités spéciales qui sont prêts à intervenir...
- Il faut que je les accompagne !
- Hors de question, Lincoln ! Interrompit le gradé, d'une voix autoritaire. Je sais très bien ce que vous comptez faire...
Le regard noir de colère, Lincoln se leva brutalement de sa chaise qu'il renversa sur le sol, émettant un vacarne assourdissant.
- Ils ont brisé la vie de mon frère, et la mienne !
- Mais les tuer, ne vous ramènera pas ce que vous avez perdu...
A cet instant, un homme en uniforme fit irruption dans la pièce.
- Colonel ! Fit-il en le saluant de coutume. Monsieur Scofield vient d'arriver, colonel !

Le vielle homme hôcha la tête et lança un regard furtif vers Lincoln.
Quelques secondes passèrent quand Michael entra enfin dans le bureau, le regard sombre. Lincoln s'approcha de lui et les deux frères s'étreignirent.
- Je suis désolé, Mich, murmura-t-il, en relachant son étreinte.
Le jeune homme ne répondit pas, il resta droit et silencieux.
- Monsieur Scofield ! Colonel Snraff ! Enchanté de faire votre connaissance, malgré les circonstances, fit l'homme, interrompant ainsi le silence lourd des deux frères.
Michael serra la main tendu devant lui avant de jeter un regard vers son frère.
- Combien de temps cela va prendre ? Demanda Michael d'un ton sec.
Le colonel regarda Lincoln, puis son regard passa vers Michael.
- Assieds-vous, je vous prie, Michael. Je vais tout vous expliquer en détails.
- Assieds-toi, Mich, répéta Lincoln, remarquant que son frère ne voulait pas faire ce qu'on lui demandé.
- Combien de temps cela va-t-il durer ? Répéta Michael la question pour la deuxième fois.
- Dans deux heures précises, Padman et les autres qui travaillent pour lui seront arrêtés, et pendant ce temps, nous allons vous mettre en sécurité dans une aile de haute surveillance ici, à la base... et demain matin, le Docteur Cruys vous ôteras cette puce de votre crâne.

Le colonel s'interrompit un instant, remarquant les traits du visage du jeune homme se durcirent d'inquiétude.
- Ne vous en faites pas, Michael, le docteur Cruys est le meilleur chirurgien que je connaisse. D'ici deux jours, vous pourrez commencer une nouvelle vie... tout se passera bien, je vous le promets.
- Tout se passera bien ! Répéta Michael, d'une voix sarcastique. C'est exactement la même phrase que je prononce aux personnes que j'aime depuis des années... et jamais rien ne s'est bien passé, colonel !

L'homme en uniforme le regarda d'un air compréhensif. Il trouvait les deux frères très méritants par les actes de courage qu'ils avaient fait pendant toutes leurs vies. Il affectionnait plus d'intérêt pour le plus jeune, Michael... Il aurait fait un bon soldat, songea-t-il, croisant son regard impénétrable. Il était en admiration pour le potentiel du jeune homme et avait toutefois ressentit de la peine pour lui, sa vie n'avait vraiment rien à envier, mais son courage l'épaté. Il avait lutté pour sauver son frère de la mort, et cela aux risques de se faire tuer lui-même.

- Michael..., je sais qu'il ne vous ai pas facile de faire confiance à quelqu'un après ce que vous avez vécu, admit le colonel, d'une voix sincère. Mais je vous assure que je ferais tout ce qu'il est en mon pouvoir que tout se déroule bien pour vous... et quand cette micro-puce sera retiré, Lincoln sera présent pendant la destruction afin que personne d'autre ne mette la main dessus.



Une demie heure plus tard, alors que les deux frères étaient dans l'aile sécurisée de la base, le colonel regardait par la fenêtre de son bureau, pensif. Ses hommes étaient sur le point de partir pour leur mission. Revêtus de l'uniforme adéquat en vue de la situation dangereuse, le FBI et la CIA avaient ouvert la marche.

Cela faisait déjà plus d'une dizaine d'années qu'Aldo Burrows l'avait mit sur le coup, et par amitié et respect pour cet homme, il lui avait donné sa parole qu'il ferait tout ce qu'il est en son pouvoir pour détruire la micro-puce que son ami avait crée.

Soudain, perdu dans ses pensés, il aperçut les deux frères, sautaient à l'arrière d'un des camions qui partait vers la mission.
- Mon dieu ! Hurla le colonel, en se précipitant vers le téléphone.
Le combiné en main, il resta silencieux et réfléchis un instant. Poussant un soupir de résignation, il raccrocha.
- A quoi bon ? Se disait-il.
Il comprenait Lincoln et Michael, il comprenait le besoin d'assoupir leur vengeance.
Mais à quel prix ? Se posa la question, Snraff, en sortant de son bureau précipitamment.


Devant un immense entrepôt en plein désert neigeux, Lincoln regarda son frère.
- Reste ici !
- Tu plaisantes ? Fit Michael d'un ton sur.
- Michael ! Reste ici ! Répéta Lincoln, cette fois d'une voix autoritaire.

Les deux hommes étaient descendu du véhicule et se faisaient face, les points serrés, prêts à se battre. La tension était palpable entre eux. Mais Lincoln regarda attentivement son petit frère qui lui tenait tête. Il savait qu'il lui en voulait terriblement mais il ne pensait pas que cette rancune allait durée si longtemps, après tout ce qu'ils avaient vécus ensemble. Le regard de Michael était noir, et Lincoln avait du mal à reconnaître la couleur du vert intense qu'il avait autrefois.

- Will ? Surveillez-le ! Qu'il ne bouge pas d'ici ! Fit Lincoln à un agent qui se tenait près d'eux, avant de partir rejoindre les unités spéciales.
La mâchoire crispée de rage, Michael le regarda s'éloigner, sans bouger.
- Venez ! Fit Will, l'agent chargé de le surveiller, le prenant par le bras.
Tête baissée, Michael le suivit à contre-c½ur. Il pensa à Sara...


Pendant que Lincoln revêtait un gilet pare-balles, Michael le regardait. Il avait peur pour lui, une fois de plus, il craignait pour la vie de son frère, il luttait contre l'angoisse qui le terrassait.
Michael était planqué un peu plus loin, toujours sous la surveillance d'un agent. Il regardait les équipes, armées jusqu'aux dents, s'avançaient vers la grande porte qui les séparés de l'homme qu'il haïssait plus que tout.

Lincoln attendait toujours, lui aussi à quelques mètres plus loin, à l'abris de tout danger. Lui aussi était armé et Michael savait qu'il allait commettre une erreur. Soudain, une déflagration retentit avant qu'une partie du bâtiment n'explose. Une panique monta dans le ventre de Michael, qui était baissé au sol. Et tandis que le jeune homme se releva avec difficultés, il aperçut l'ombre de son frère courir vers le hangar.
- Linc ! Hurla Michael, le visage tétanisé.

Mais son frère n'était déjà plus en vue, il était entré, prêt à les affronter aux côtés de ses hommes qu'il avait suivit, s'engouffrant ainsi, dans une épaisse fumée noire.
Après quelques hésitations, le jeune homme courut le plus vite possible, sans arme, vers Lincoln, sous le regard du Colonel Snraff qui venait d'arriver sur les lieux. L'homme cria le nom de Michael, mais ce fut un silence de désespoir qui lui répondit...





# Posté le dimanche 25 novembre 2007 08:56